jeudi 5 mai 2016

Que viva Papa Wemba !

Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil?…
L'artiste est parti, ceux qui ont reçu quelque chose de lui la garderont. L'amour de l'Europe, du bien habillé et du propre, du style Viva la Musica (Rumba-Rock), du folklore Tetela, ... chacun a pris sa part. L'homme n'était pas parfait mais il avait donné la chance à plusieurs au sein de ses différents groupes. La vie est belle mais nous appartient-elle ? Dormir, se réveiller, ... les jours sont comme l'ombre qui passe, semblable à un souffle, tout est vanité.

Là où il est parti, que Viva la Musica !

Chanteurs :
- Jules Shungu Wembadio, dit Papa Wemba
- Dieka Mbaki Debaba
- Dindo Yogo
- Espérant Kisangani Djengaka
- Emeneya Mubiala Jean
- Alpatshino
- Célé le Roi
- Aziza Nsiku Jean, Petit Aziza
- N'Simba Spraya

Instrumentistes :
- Otis Koyongonda: Drum
- Tofla Kitoko: Rythm guitar
- Gauthier Mukoka: Bass guitar
- Julva Julva Liguagua : Lead guitar
- Demukusse Yves: Lead guitar

Les autres :
- Edinho de Molokai: Maestro
- Pecho wa Ngongo: Impressario
- Maguy Lokombe, danseuse
- Luambo Makiadi Franco: Mécène Visa 80
- Tabu Ley: Mentor
- Mère Malou, mère 1ère
- Mombele Niarcos, religion kitendi, compositeur
- Kula Mambo Kadima, sympathisant

Tous partis, oui partis mais trop tôt ...

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vendredi 11 mars 2016

Dieu aurait-il choisi son camp en RDC ?

Le 5 mars passé, quelques confessions religieuses ont organisé une rencontre de prières vers le Créateur de toutes choses en faveur de la RDC. Comme rien ne se passe comme ailleurs chez les descendants de Nzinga Nkuvu, les catholiques ont choisi de ne pas venir communier avec les autres. Et l'opposition au pouvoir en place affirma que cette réunion n'était qu'une bénédiction déguisée en faveur du président Kabila pour « qu'il glisse à l'aise ». Donc les kimbanguistes, protestants, indépendants, orthodoxes, réveillés, musulmans, communs des mortels, ... étaient au rendez-vous du stade des Martyrs de Kinshasa. Tout allait si bien jusqu'à ce que madame la pluie (Qui n'était pas invitée ni souhaitée) ne s'en mêle. Dans un pays tropical comme le Congo, ceci devait être un non-événement.
Mais le coté risible, comique, désopilant et drôle (Pour ne pas dire grotesque, absurde et ridicule) : les deux camps revendiquèrent cette pluie comme une réponse et un message du Très-haut à ceux qu'il aime. Allant jusqu'à faire de celle-ci une punition pour les autres. Le camp des organisateurs considèrant que Dieu a envoyé cette pluie salvatrice pour nettoyer la RDC  alors que l'autre affirme que c'est un désaveu pure et simple. Mais quelqu'un, opposition ou pouvoir, avait-il pensé à consulter la météo du jour de l’événement ? 
Ceci étant, je me demande d'ailleurs sur base de quelles critères Dieu (Puisque c'est de lui qu'il s'agit) interviendrait pour un camp et pas pour l'autre. Sachant qu'en RDC tout le monde chante « Nzambe aponi yo osalela ye » (Dieu t'a choisi pour que tu œuvres pour lui). L'opposition étant constituée de 90% des anciens du pouvoir, cherchons l'erreur.
En fait, le congolais n'a pas de problème avec celui que l'on ne voit pas mais plutôt avec son prochain visible.
Le Fils du charpentier, dont se réclament 90% des congolais comme autant des politiciens se réclament de Lumumba,  n'avait-il pas dit : car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ?
Victor Hugo avait dit : J'ai lutté pour le vrai, pour le bon, pour l'honnête. Appliquons cette assertion au deux camps, nous serons étonné du tri logique qui s'y effectuera. Il n'y a que l'amour du congolais qui pourra sauver le pays de mbuta Simon, foi du fouineur. Et si Dieu est amour, quel est son camp ?

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lundi 23 novembre 2015

Football : Une pensée pour eux !

La victoire de Mazembe et la qualification insipide des léopards m'a laissé un goût de trop peu. Mazembe a aujourd'hui un mécène avec des moyens financiers colossaux que n'avaient pas les passionnés tels que Mukonkole, Kuba di Vita, Ado Makola, Idrissa, Mbuta Kimpedi, oncle Nythouf, Mayifuila, Aponga, Lwambo Franco, Apenela, ... peut-être Poto Galo. Sans oublier ceux qui ont dirigé Sanga Balende, Tshinkunku, Lupopo, ... de la belle époque. Imaginer Mbuta Kimpedi avec une mine d'or à sa disposition ou Mbemba Raison avec une mine de cobalt.
Mais ils avaient des joueurs qui vous faisaient rêver : Vita Club avait « l'attaque mitraillette », Imana « l'Ajax » avec Tambwe Leya, Bilima d'Idrissa alignait le quintet Ngalasi, Mayele, Empole, Mobati et Santos. Hum !!!
Il y a longtemps que le pays de Mbuta Simon n'avait plus connu un tel engouement autour de son équipe nationale et d'un club. Cela m'a rappelé quelques périodes mémorables qui font l'histoire grandiose des léopards.
Les lettres de noblesse écrites par ces anciens méritent d'être lues et relues à satiété ! Un à un, souvent par la petite porte, ils nous ont quitté cette année comme Joseph Mwepu Ilunga (L’homme qui a dégagé un coup franc du Brésil à la coupe du mode 1974), Saïdi à Bruxelles, Kalala Mukendi.
J'ai osé une comparaison non exhaustive, poste par poste, avec la génération actuelle. Vous m'en direz des nouvelles.
*Pour Dieumerci Mbokani (N°9) :
Shabani Nonda, Tumba Pouce, Kembo uba Kembo, Ndaye Mulamba, Lofombo Geleme, Eugène Kabongo, Kalala « Yaoundé », Luc Mawa, Bobutaka Bobo, André Assaka assassin, Mukuna Troué, Léon Mungamuni, Mayele Ayel « Luziadas », Richard Mapuata, Nkama « Baka 100 » , Tshiamala Machine,  Albert Mwila, André Kalonzo, Henri Erumba Mocassin, Prosper Ndume Pélé, Nicodème Kabamba, Lupeta Zacle, Ndaya Muteba ...
*Pour Yannick Bolasie  (Ailier):
Paul Bonga-Bonga, Martin Tshinabu Brinch, Mayanga Maku, Mayaula Mayoni, Manu Kakoko, Mobati Gaston, Mbungu Tex, Akwete Ben Barek , Max Mayunga, Makukula de Jeannot, ...
*Pour Neekens Kebano  (N°10):
Jeef Kibonge, Raoul Kidumu, Muntubile Santos, Saïo Mokili, Ndinga Mbote, Mbabu Zumbel, ...
*Pour Youssouf Mulumbu (Milieux):
Mana Mambwene, Kabasu Babo, Ricky Mavuba, Kiyika Tokodi, Masengo Gento, Malumba, Kondi, Léonard Saidi, Tueba Menayane, Augustin Diantela, Ignace Muwawa, Mwana Kasongo, Mvukani Philippe, Didi Bakoyene, Mbuku Licencié, Soukouss Makelele, ...
*Pour Cédric Mongongu (Défenseur) :
Mbungu Taty, Lobilo Boba, Bwanga Tshimenu, Mwape Mialo, Mwepu Ilunga, Mukoji, Albert Mukombo, Ngoyi, Kilasu Massamba, Kongolo Aimedo, Freddy Mulongo, Julien Kialunda, Fila, Nzelo Lembi, Pierre Katumba, Salomon Mange, Elias Tshimanga, Guygo Lipopo, Mbala Covo, Antoine Lessa, ...
*Mandanda (Gardien) :
Robert Kazadi, Kalambay, Tubilandu, Sambi, Pombi, Bekao, Mpangi Merikani, Makiadi Castello, Elengesa, Selemo, Bernard Matumona, Bulayima, Ebengo Souplesse, Raph Motonga, Siampasi, ...
Nostalgie quand tu nous tiens, cela produit ceci ...

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dimanche 8 novembre 2015

Souvenirs du Cabaret Liyoto

Je ne pensais pas que cette photo des Bourgeois allait réveiller en moi des souvenirs enfuis d'une partie de ma jeunesse. Et certains se reconnaîtrons dans ces simples lignes.
Pour ceux qui ne le savaient pas, le cabaret Liyoto avait été créé par le Père Joseph de Laet, dit Père Buffalo de la paroisse Saint-Pierre de la commune de Kinshasa. Cet encadreur des bilenge ya mwinda et des yankees, avait trouvé le moyen d'occuper une grosse parti de la jeunesse kinoise au travers de la musique non professionnelle. Barumbu, Kinshasa, Lingwala et au delà.
Ce fameux cabaret était, en fait, une parcelle clôturée avec un podium couvert et le studio d'enregistrement du groupe Minzoto wella-wella. Le tout sur Nyanza dans la commune de Kinshasa.
En son sein, le lundi était une journée de réunion durant laquelle était établi le programme de la semaine et les groupes retenus pour effectuer leurs tests le jeudi. Il fallait réussir le test pour espérer, un jour, jouer le week-end. Les recalés devaient recommencer jusqu'à réussir ou abandonner. Et le jeudi connaissait la participation d'un artiste confirmé comme invité. Je me rappelle encore de la participation de Shekedan chantant Awa.
Il y était aussi organisé un Festival de Musique des Jeunes avec concours des meilleurs chanteurs selon les voix, guitaristes selon les rôles, batteurs, etc. Ce genre de festival avait aussi été organisé au sein de la salle du Parti MPR croisement Kabambare et avenue Kasavubu. Luciana s'en souviendra. Sans oublier celui organisé au studio Mama Angebi pour les 50 ans de Mobutu. Auguy Lutula, le frère de Paky, et José Fataki, le frère de mannequin, s'en souviendront.
Je me souviens d'une après-midi durant laquelle Wepa Chiro apprenait la guitare basse à Gauthier Mukoka sur base de Stir it Up de Bob Marley en LA. Celui-ci se perfectionnera ensuite chez Jambo-Jambo.
Je vous présente quelques bribes de mes souvenirs des groupes que je promets de compléter avec les vôtres :
*Les BOURGEOIS : Odilon Ngonda (Président), Carlito, Derval, Guy Kalume, Chewa, Timololo, Shole, Tigre, ...
*La GAMETORA : Le guitariste soliste était souvent primé le n°1, ...
*UNIVERS LIZIBA : Raph Ngoma, ...
*Les BASENZI : Wepa Shiro, le mosenzi, ...
*LOYENGE : Micha, Adjani, ...
*CHICOTO
*LAKAKO BOUTSHAYE : Michita, Danalio, Blaise Mondo, ...
*THE KING : Eustache, ...
*LA KARAMBA : Amigo, Mondonga, Robya, Sosa Bawu, ...
*OTOTALE NZANGALA : Papa Fioti, Monzali, Fiston, Maray, Debaba, ...
*BAKULAKA SE LIKOLO : Popolipo, ...
*OLIZGO : Melina, Eric Nala, ...
*SASA MUSICA : Luciana Demingongo, Pepe Lusambo, 2 Tcherry, Rocambol, José Makutu président avec Zeke, ...
*BOMA TOUT : Siongo, Shaba, Muller, Blek, Mwami Zéa, ...
*Les BONS SAMARITAINS : Bebecha, Tukis, Libin, Popo de Diana, Zetula, Tcherry, CIA, ...
*LONDOLO : Dr Okito, Nguma Lokito, ...
*VENGENE STARS
*BAYACHELEKA : Didier, Jean le frère de Zemano, Jacques, Roger, ... Etc.

Et il eut ensuite IL FALLAIT KAKA, WENGE MUSICA, LITONGE BOUGE, ... qui sont plutôt de la génération Vévé Center. Mais c'est une autre histoire que je ne connais pas bien.

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jeudi 22 janvier 2015

L'art de se noyer tout seul

Avec toute les tensions de ces derniers jours , combinées aux événements du Burkina-Faso, il fallait vraiment être ambitieux pour oser un passage en force d'une loi quelconque. J’appellerai ceci plutôt de l'obstination. Le juriste, qui se veut éclairé, doit tenir compte des textes, du contexte de leurs applications et des réalités de terrain. Or ces derniers jours, il ne faisait pas bon d'évoquer un quelconque changement de la constitution ou de la loi électorale. Et à voir la vitesse à laquelle certains gros rats sont occupés à quitter le navire MP (Sans le R), il n'y a pas unanimité en son sein. Ni dans dans le PPRD hérité de Kamerhe d'ailleurs.
Alors pourquoi s'obstiner à faire des changements avec la garantie que cela vous explosera entre les mains ?? A moins d'être "maso" mais il y avait mieux à faire que de faire passer une modification de loi à pratiquement minuit. Et ceci dans un contexte de suspicion totale vis-à-vis des votants "pour". Ne vous étonnez donc pas de voir une vitre se casser lorsque vous la cognez contre une pierre. Même le Tatu national ne parle plus de dialogue, c'est tout dire.
Il paraîtrait que le fameux texte accorde, par exemple, le droit de vote aux congolais de l'étranger qui devront montrer patte blanche: Carte d'identité et carte consulaire à produire. Je vous interdis de rire si vous constater que ceux de l'intérieur n'ont même pas une carte comme à l'époque de « mayi ya pondu ».
Qui ne sait pas que la majorité des congolais de l'étranger ne vit plus sous la nationalité d'origine? Il y a plusieurs nationalités parmi les gouvernants et leurs opposants (Si, si),  mais le moratoire ambiant sur la nationalité n'a pas été accordé à tous les congolo-zaïro-congolais devenus étrangers circonstanciels mais qui restent attachés au pays de Mbuta Simon. Passons, ceci est un autre problème.
Le peuple réagit parce qu'il en a marre, couper internet ne coupe rien du tout : la vérité est têtue. Notre pays, sans classe moyenne, ne pouvait qu'avoir des problèmes à la longue.  Or celle-ci se crée simplement par une redistribution de la richesse. C'est ce que souhaite le peuple, est-ce trop demander ? Les textes en places sont supposés permettre une transition démocratique par les élections, chaque camp présentant un candidat avec 0 ou 1 mandat présidentiel en poche, pas plus.
Le 4 janvier 1959, les belges ne pouvaient pas imaginer qu'une banale interdiction de meeting des descendants de Nzinga Nkuvu additionnée à des footeux mécontents pouvaient générer l'indépendance. Que cela enseigne quelqu'un.
A ce jour, Joseph Kabila ne s'est pas déclaré officiellement candidat à sa propre succession. Mais ceux de son camp prépare un petit glissement de terrain qui ne pourra que susciter l'ire de la population avec des conséquences garanties et connues d'avance.
Celui qui permettra au congolais de manger à nouveau « 3 gongs » n'aura plus besoin de mandat ...
Photo: Jean Robert /Reuters
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mardi 4 novembre 2014

GAME OVER 02

Game over, le jeu est fini. Le mercredi 2 février 2011, j'avais écrit sur le printemps arabe qui emporta le tunisien Ben Ali et l'égyptien Moubarak. Et qui finit aussi par emporter le yéménite Ali Abdallah Saleh. Tous au péril de leurs vies.
Il a fallu plus de trois ans pour que ce mouvement de soulèvement populaire contre un pouvoir en place arrive en Afrique noire, au Burkina. Le principe était et est toujours simple: Le peuple descend dans la rue contre le président en place qui, souvent, fait fi de l'usure du pouvoir malgré ses mauvais résultats. Est-il si difficile de voir que l'on ne veut plus de toi ?
Cela peut paraître comme une comédie lorsque l’événement se produit chez le voisin. N'empêche que cela reste la réalité. L'homme intelligent y prend garde et se pose la question: Qu'est-ce qui n'a pas été ? Si leur nombre est supérieure à 1, il est temps de partir. L'ignorant est tellement intelligent et clairvoyant qu'il ignore la réalité qu'il voit. Ceci lui permet de se dire que cela n'arrive qu'aux autres.
Que pouvait penser le Maréchal en visionnant la fin de ses amis Nicolae Ceaușescu et Juvenal Habyarimana ? Leur triste fin était une réalité et un réveil de conscience.
Dans un processus de changement, selon le système de « Ni tour yetu sasa », le nouveau pouvoir confie des postes aux parents, amis et courtisans sans oublier quelques charlatans. Tout en promettant des élections libres et démocratiques. D'où la crainte de certains. C'est ici aussi qu’interviennent des partis soi-disant de l'opposition dont la majorité est issu de l'ancien pouvoir. Et comme par enchantement, ils font tous allégeance au nouveau pouvoir. Ils deviennent brusquement capable de faire ce qu'ils ont été incapable de faire pendant leurs mandats.
J'ai lu certains écrits dans lesquels quelques compatriotes voyaient déjà la RDC transformée en Burkina. Qu'ils me permettent de les décevoir. Les réalités ne sont pas les mêmes que ce pays où les généraux et les colonels obéissent à un lieutenant-colonel. Joseph Kabila, élu en tant qu'indépendant, n'a jamais annoncé qu'il souhaitait un changement de la constitution pour briguer un 3ème mandat. Ce sont plutôt les chantres des partis qui le soutiennent qui en font l'évocation. Vous comprendrez aisément pourquoi. Incapables de produire un candidat populaire, ils souhaitent que celui qui est sur le fauteuil y reste encore pour assurer leur train de vie. Le 11.10.2013, Aubin Minaku disait: «Le président Kabila partira après les prochaines élections» en RDC. Même s'il n'avait pas précisé quand.
Lorsque l'on regarde l'Angola dont le président a 35 ans de règne, et au vu de l’œuvre accompli, que peut souhaiter l'angolais ? Dans tous les cas, c'est au peuple d'ouvrir l’œil et le bon. Et si par bonheur les descendants de Nzinga Nkuvu se soulèvent, ce sera pire qu'un ouragan.
Rappelez-vous que « likambo nalobaki lobi, monoko na ngai nganga ... ». Traduction : J'aurai parlé comme un devin.
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samedi 20 septembre 2014

Serait-ce l'heure de Léon Kengo ?

Ceux qui suivent les infos du pays de Mbuta Simon, ont sûrement remarqué le renouveau qu'à pu se racheter Léon Kengo Lubicz sur base d'un seul discours axé contre la modification de la constitution. Était-ce à ce point innocent ?
Jamais homme n'a été autant haï sous la 2ème république du "tata bo ...".
Procureur général, il osa envoyer Luambo Franco (Proche de Mobutu) à Luzumu pour chansons obscènes.
Plusieurs fois 1er ministre sous Mobutu, il prit autant de mesures impopulaires qui lui valurent le surnom de l'homme de la rigueur. Dans le mauvais sens.
Durant la CNS, il devint "la 3ème voie" alors que l'on attendait le retour de Tatu Etienne. A l'époque, il s'était déjà autoproclamé opposant au pouvoir comme il est aujourd'hui. Une technique qui a déjà fait ses preuves.
En 1997, il osa détaler de Kisangani alors qu'il promit que celle-ci ne tombera jamais. Début de l'exil comme la majorité de ses compères mobutistes.
L'homme fut canardé des cailloux lorsqu'il osa une tentative avortée de retour à Kin-Malebo. Action que d'aucuns n'hésitèrent pas à attribuer à un membre du 1+4 de sinistre mémoire. Mais ce ne fut que partie remise.
Une fois son retour enfin réalisé, il osa verser quelques dollars à la banque nationale pour solde d'impôts, geste que les autres dinosaures n'imitèrent pas.
Il osa se présenter au Sénat alors que le pouvoir y présentait son poulain She Okitundu qu'il battit à plate couture.
En 2011, il osa une candidature présidentielle qui avait plutôt l'air d'une opération d'éparpillement des voix grandeur nature. Avec une conférence à Bruxelles avec le Tatu national à la clé. Je n'ai jamais compris pourquoi celui-ci y participa d'ailleurs. Il fallait l'oser et il l'osa.
En regardant vers 2016, je retrouve les mêmes pions : Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi, Léon Kengo et Vital Kamerhe. Mais dans des positions pas très claires et disparates. Aujourd'hui, en cas de vacance de pouvoir, c'est Léon Kengo qui sera le président du pays de Simon Kimbangu. Eh oui !
J'ai appris que le dauphin Léon a été reçu par le titulaire Jo Kabila il y a quelques jours. J'ai tendu mes oreilles pour fouiner sans rien entendre. J'ai donc imaginé ce qui suit (Cela n'engage bien entendu que mon imagination!!)
Si l'un de ces scénarii se réalise, rappelez-vous que « likambo nalobaki lobi, monoko na ngai nganga ... ». Traduction : J'aurai parlé comme un devin.
*Scénario 01 : un peu à la Poutine, mais en version améliorée.
Kengo est nommé 1er ministre du gouvernement de cohésion nationale et crie pendant 2 ans qu'on ne modifiera pas la constitution. Elle ne le sera pas.
En 2016, Kengo est élu président de la RDC par la population parce qu'il a protégé l'article 220 contre toute modification kabiliste.
Kabila, qui sera sénateur en tant qu'ancien président, est élu président du Sénat par le MPR (En accord avec l'UDI et le MP sans le R) parce qu'il les a laissé tranquille depuis qu'il est là; (Mwana malamu, il n'est pas comme celui qui est à la Haye !)
Ensuite, Kamerhe est élu président de l'Assemblée Nationale par l'UDPS rénovée et consorts pour l'image d'opposant qu'il s'est donné (A force de longues, très longues explications et beaucoup des dates à l'appui !) Appuyé en coulisse par le MP sans le R. N'oublions pas qu'il reste le père du PPRD quoi qu'en dise ceux qui en mange aujourd'hui.
Dans cette version, Kabila est le numéro 2 du pays donc virtuel président en cas de bobo de l'autre ou de limite d'âge atteinte. Jeunesse et loi aidant, il pourra revenir (Comme Poutine) par la grande porte. 
Pas de modification de la constitution donc au cas où ...
*Scénario 02
Matata Ponyo est nommé 1er ministre du gouvernement de cohésion nationale.
En 2016, le Tatu national est élu président de la RDC pour calmer la population et une transition apaisée. Tout le monde se retire pour être sûr qu'il passera. Tout en sachant qu'il est de la génération de Gizenga. Voyez-vous ce que je veux dire ?
Kengo, qui se fera élire député à Libenge pour le besoin de la cause, est élu président de l'Assemblée par la magie de la majorité avec Kamerhe comme vice-président au cas où...
A vous de trouvez où sera JOKA en tant qu'ancien président ... et au cas où ... Pas de modification de la constitution donc au cas où ...
*Scénario 03
Matata Ponyo est nommé 1er ministre du gouvernement de cohésion nationale.
Mais le peuple, qui y en a marre, se soulève et chasse tout ce beau monde. Opposition, majorité et les descendances y comprises. Et après ? Je vous laisse deviner ...
Volontairement, je m 'arrête là. Vous pouvez m'envoyer vos suspicions qui seront aussi publiées. Promis. Monoko na biso nganga ...
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