mardi 10 août 2010

Le cas Koffi Olomide

En tant que musicien, Antoine Agbepa Mumba dit Koffi Olomide est un travailleur indépendant. Il va là où ses contrats signés l’appellent. Mais vu la stature acquise internationalement par le personnage, Koffi n’est plus n’importe qui en RDC. Rappelez-vous qu’il fit l’ouverture des infos de France 2 après avoir rempli Bercy ! C’est devenu un leader d’opinion, en bien ou en mal. Donc tout acte posé par lui est analysé et jugé au niveau de sa notoriété et de son adulation par ses fans mais aussi par ceux qui le détestent. Il est vrai que l’homme est connu pour ses capacités de provocation même envers ceux qui sont moins connus que lui mais il n’en demeure pas moins une vedette ayant raflé 4 trophées africaines en une soirée (Kora).
Ce qui scandalise les congolais qui ont réagit à sa dernière prestation rwandaise, c'est cette facilité à répondre à l'appel de l’ougando-rwandais Kagamé. Ce n’est pas sa 1ère fois en ce temps durant lequel les congolais pleurent des millions de morts, des opérations de viols massifs des femmes, et les crimes économiques de tous genres. Il n’est pourtant pas le seul musicien de la RDC à l’avoir fait.
Nos relations avec le Rwanda voisin, anciennement frère francophone, ne sont plus comme à l’époque où les rwandais se sentaient chez eux en RDC.
Pour ceux qui sont contre, participer à cette campagne présidentielle en faveur de Kagamé a été perçue comme « fouler nos morts aux pieds ». Venant d'une vedette de sa stature, ils se posent des questions sur son analyse de l’actualité. Les pour, disent que les relations avec le Rwanda ont été normalisées. D’où « Où est le problème ? »
Mais de tout ceci, en tout temps, il faudrait que les congolais aient souvenance de qui a fait quoi. Car Koffi n’est pas un précurseur en matière de campagne pour Kagamé. Il ne fait que reprendre le flambeau créé par le Député de Masi-Manimba Kin-Key Mulumba. Celui-ci n’ayant pas la notoriété de Mopao, beaucoup d’entre-nous n’y avait pas prêté attention. Kin-Key qui était le porte-parole du RCD-Goma et de l’ASD fut démis de ses fonctions et exclu en juillet 2002 pour indiscipline et trahison selon l’annonce faite par JP Lola Kisanga son adjoint de l’époque. Après quelques tiraillements avec ses compères, il annonça depuis Bruxelles la création de sa version RCD-Congo. Sans impact, il fut récupéré par Kagamé qui avait besoin d’un journaliste pour s’adresser à la majorité rwandaise qui parlait français. Ce qu’il fit pendant quelques années via son journal Soft-International alors que l’armée rwandaise de Kagamé menait des opérations meurtrières sur le sol de la RDC.
Aujourd’hui, en campagne, Koffi a montré aux rwandais quelques postérieurs rebondis des filles habillées du strict minimum avec sa main quelques fois égarée dans l’entrejambe. (Voir les images) Rajouter à cela quelques « Riiii ya !! », « Rwanda oyé », « Kagamé oyé », selon le système de « Tata bo ? », tout le monde est content. Le MPR aussi. Il ne restait plus qu’aux adversaires de Kagamé de signer avec MJ 30 pour équilibrer les exhibitions.
Que fera Koffi en cas d’invitation des rebelles de la Sierra Leone qui ont endeuillé le pays de sa maman Amy ? L’on vous répondra sûrement que c’est un travailleur indépendant, son métier est libéral. Les avis sont partagés selon que l’on n’aime ou pas. Pour le Rwanda, il pourra toujours dire que Lauren Hill aussi était là.
Au fait, habituellement, les congolais montrent le derrière pour maudire, Kagamé était-il au courant ?

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lundi 26 juillet 2010

50 ans après, et maintenant ?

Eh oui, et maintenant? A voir le Président, est-ce un signe du changement? Maintenant que la poussière est retombée sur les charbons restés par terre (Selon un adage des descendants de Nzinga Nkuvu), parlons des festoiements du cinquantenaire. Permettez-moi d’en parler alors que plus personne n’en parle.
J’ai vu des belles photos avec des jets d’eau et de la lumière via l’électricité. C’est un miracle au pays des coupures d’eau journalières et de délestage électrique.
Tout le monde était beau et aussi gentil, ne vous fiez pas aux braillards. La joie était là.
Le Président avait coupé sa barbe hirsute poivre-sel pour un look impeccable mieux adapté à la situation. Une partie de la ville de Kinshasa avait été nettoyée (Ô miracle !) Ya' Mungul aurait dû voir ça.
Et puis, il y avait les invités :
- Le MLC était représenté par son parrain Yoweri Museveni, ancien pote du M’zee. Un ennemi d’Antoine Ghonda pour les raisons que vous savez.
- Le Roi Albert II, sans Louis Michel, représentait Léopold II et Bwana Kitoko mais sans discours cette fois. Une façon d'empêcher un autre Lumumba d'apparaître. Avec un petit cadeau diamanté pour son épouse. Elle n’en a pas fait cadeau à une fondation des chégués, valeur estimée par les belges eux-mêmes : 200.000 euros. (Lire le Soir Mag).
- Robert Mugabe, autre pote du M'zee, c'est l'homme qui permis de bloquer l'avancée des rwandais sur le sol de la RDC avec l'aide des namibiens. Adversaire politique de Kagamé qu’il déteste cordialement depuis le Commonwealth.
- Sassou Nguesso a toujours été là malgré tous les morts congolo-zaïrois au beach de Brazzaville. Il est venu sans le chef Enyele sensé être chez lui. Plus personne n’en parle. Il garde encore quelques ex-FAZ qui attendent on ne sait quoi sur ses terres.
- Et Idriss Déby ? Franchement, je me demande encore qu’est-ce qu’il faisait là ? Peut-être pour faire plaisir à Sarkozy ?
- Paul Biya et Ali Bongo étaient heureux d’être là.
- Le meilleur, c’est lui : Kagamé. Le plus populaire. Certains vont jusqu’à faire de lui le vrai président de la RDC (Pour rire ?) L’ami de tous : Tshisekedi, Mende, Endundo, tout le RCD de Ruberwa et Emile Ilunga, Tambwe, Kin-Key, Mbussa, ... La liste est longue, longue. En bref, tous ceux qui ont fait parti de l’ASD et consort. Sans oublier que si Jo Kabila est là, c'est historiquement grâce à lui et Museveni via l’AFDL.
Apparemment, il n’y manquait qu’Oscar Kashala et Ngbanda. Ce dernier était peut-être là incognito.
D’autres s’égosillaient que tel ou tel n’avait pas le droit d’être là. Mais si l’on devait se baser uniquement sur le fait que ceux qui avaient le sang des congolais sur les mains ne devaient pas être dans la tribune durant la fête du cinquantenaire, celle-ci devait être vide. Vide des politiciens autochtones, vide des étrangers.
En essayant de comprendre la présence de certains présidents (Tel est le but de mes fouines), je me suis dit : Et si derrière tout ça, il y avait Barak Obama l’afro-américain ?
Occupé à s’empêtrer en Irak et en Afghanistan, tous deux hérités de Bush fils, il ne veut plus de ces massacres en Afrique centrale hérités de Bill Clinton (Parrain de Kagamé et Museveni, tombeurs de Mobutu et de M’zee Kabila). Si le calme revient dans ce coin du monde, Obama pourrait calmement cogiter comment sortir du bourbier afghan et irakien sans perdre la face comme au Vietnam. Et surtout que le désordre à l’Est du Congo pourrait favoriser la fuite de l’uranium vers des mains peu sûres. Si ce n’est pas encore fait.
L’occasion était trop belle, de ramener tous les belligérants à Kinshasa et de montrer au monde qu’ils s’entendent enfin. Même ceux qui n’avait pas envie de venir et qui montraient leurs ennuis comme Kagamé. Bien en attendu, ceci n’engage que moi et mes délires. Qu’en pensez-vous ?
Autre chose, à quoi peut nous servir de montrer les armements lourds des FARDC alors que nous savons tous qu’ils les abandonnent au front à la première balle tirée de l’ennemi ? Rappelez-vous comment Nkunda s’est équipé à peu de frais en ramassant les armes et la paie des militaires. Sans oubliez Pweto. Il serait peut-être temps qu’ils redeviennent FAC.
Mais n’ayons pas l’esprit chagrin, c’était quand même un beau défilé avec des vrais chinois même si les priorités sont ailleurs : Les bruits des armes sont toujours entendu à l’Est, les LRA continuent à sévir dans la province Orientale, personne ne sait où est passé Mbudi, Chebeya s’est trépassé tout seul, on annule les cartes d’électeurs au lieu de seulement faire une mise à jour des fichiers et d’inscrire les nouveaux, les fonctionnaires ont découvert le droit de grever et s’en serve, …
Une bouée de sauvetage quand même du FMI, l’annulation de 80% de la dette extérieure de la RDC. Avec un peu d’analyse, Kabila peut en tirer profit face à ses adversaires car cela mettra à sa disposition des liquidités. Attention quand même aux fonds vautours et aux renards congolais ministrables.
Après tout ceci, radio Okapi annonce que Koffi Olomide fait campagne pour Kagamé au Rwanda. Quand je vous disais que Kagamé était l’ami de tout ce monde. Donc tout va bien.

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mercredi 16 juin 2010

Meurtre, assassinat, homicide, exécution ?

Meurtre, assassinat, homicide, tuerie, exécution, liquidation, crime, … Quelle est la différence entre ces actes ? Quand appliquer l’un et pourquoi pas l’autre ? Lequel ne s’applique pas au pays de mbuta Simon ?
Trop étant trop, il serait temps que la vraie sécurité de la population s’installe enfin en RDC. Le zaïrois que j’étais croyait qu’en redevenant congolais, suite à la fuite souhaitée et encouragée du Maréchal, ce beau pays allait enfin devenir le paradis qu’il aurait dû être. Oui, allait …
Que manque-t-il ? Il y a un Président, un Gouvernement, un Sénat, une Assemblée, une Armée, une Police. Que faut-il en plus ? Des JMPR ?
Ce jour, nous déplorons la disparition de Floribert Chebeya. Un mort en plus de Maheshe, Boteti, Aimée Kabila et les autres dont on ne parle plus. Une publicité dont le pays se serait bien passée. Les auteurs ne pensaient peut-être pas que cet acte allait avoir une telle ampleur internationale. N’y avait-il pas déjà eu plusieurs disparitions bizarres en RDC qui n’ont émues personnes, mis à part les familles ?
Le pouvoir se retrouve avec un mort encombrant sur les bras, que faire ? On nous parle de John Numbi, Jean Oleko, Daniel Mukalay et les autres, leurs différentes suspensions n’éclairent pas notre lanterne.
Ils sont comme les Nzimbi, Bolozi, Baramoto et compagnie version Kabila.
Cette disparition est du pain béni pour ceux qui se battent pour démontrer qu’il existe un appareil répressif en RDC. Ne nous voilons pas la face, les capotes n’ont rien à voir dans cette intrigue. L’embarras restera pour ceux qui ont quelque chose à cacher. Pour le moment, nous ne savons pas qui a fait exactement quoi.
Des têtes vont tomber, des fusibles humains sauter, et on saura dans quel état sortira le régime de Kabila de cette affaire. Koyagialo peut témoigner au Président des effets néfastes du fameux massacre de Lubumbashi sur son Maréchal de patron.
Le cinquantenaire, censé être une grosse fiesta, peut virer au vinaigre du jour au lendemain. Qui garantira la sécurité des invités demain ? Devra-t-on encore recourir aux angolais et zimbabwéens comme lors de la mort du M’zee ?
La presse nationale, qui est resté comme un instrument d’abrutissement collectif dixit une compatriote, communique selon qu’il est pour le pouvoir en place ou contre celui-ci. Souvent loin de la vérité, les uns comme les autres.
La vérité est qu’il y a eu mort d’homme, et pour une fois, elle ne passera pas sans trace. Foi du fouineur.
Sacré Flori, même mort, il reste un empêcheur de tourner en rond.

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jeudi 3 juin 2010

Les sans-voix sans voix

A quel moment un mort devient-il un héros ? Y a-t-il une façon de mourir pour les héros ?
Non, je ne le crois pas. Seul l’expression de l’amour pour autrui suffit.
Il avait donné sa voix à tous les aphones qui n’osaient ou ne pouvaient pas dénoncer des situations à la face de tous, y compris le pouvoir en place et les autres habitués à faire du mal souvent gratuitement.
Il disait tout haut ce que la majorité pensait tout bas.
Interpellé, arrêté, rien ne l’a arrêté.
Il est parti à un rendez-vous et n’en est jamais revenu.
Il a montré l’expression de son amour au peuple congolais en restant là où il se savait guetté et menacé.
Il est resté là où certains politiciens, pourtant armés, avaient préféré partir sur la pointe des pieds en abandonnant ceux qui croyaient en eux.
Il est parti à un rendez-vous, sans armée, et n’en est jamais revenu.
Oui, ils n’ont retrouvé que son corps sans vie, sans voix …
Il s’appelait Floribert Chebeya.

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dimanche 30 mai 2010

Cinquantenaire en vidéos historiques

Je vous recommande vivement de faire un tour sur ce site de la RTBF, la télé belge francophone. Vous comprendrez mieux pourquoi j’ai osé affirmer « Tous ont fauté ». Chaque leader politique congolais des années 60 est responsable de quelque chose dans tout ce qui est arrivé. (Certains continuent à sévir à l’instar de Gizenga, Bomboko ou Tshisekedi et ils continuent d’être responsables d’autres situations).
Profitez-en parce que vous ne verrez pas ces images sur la RTNC. Non pas parce que la TV congolaise ne veut pas les montrer mais simplement parce qu’elle ne les a pas. Aucun Ministre de la communication ou de l’information congolo-zaïro-congolaise n’a pensé à demander des copies de ces documents éparpillés à travers le monde. Vous me répondrez sûrement que c’est normal, ils ont toujours eu d’autres chats à fouetter. Cette situation s’est vérifiée de Kasavubu à Jo Kabila compris.
Daignez considérer les similitudes comportementales entre Bolikango, Kande, Sakombi et Mende. Par exemple : L’un racontait que l’indépendance était dans sa poche, l’autre aimait lire ses compte-rendu avec des lunettes de soleil en plein studio, le suivant exaltât l’abrutissement d’un peuple par la danse et le dernier (Sans rire) est capable d’annoncer l’arrestation d’un recherché par la population de Mbandaka alors que ladite personne est annoncé à Brazzaville. Je vous épargne les autres.
Je reviens à ces images qui devraient intéresser tous ceux qui sont attaché à l’histoire du pays de Simon Kimbangu et qui cherche à comprendre comment tout ce gâchis cinquantenaire est arrivé. Pour administrer un traitement médicamenteux quelconque à cette nation, il faudrait d’abord comprendre de quel virus il souffre et comment cela s’attrape. Tout un programme.
La RDC souffre sûrement de la congolose ! Une maladie mutante terrible souvent minimisée mais qui n’est sûrement pas incurable. Il suffit de vouloir s’en sortir.
Lumumba, Kasavubu, Mulele, Gizenga, Mobutu, Gbenye, Adoula, Tshombe, Bomboko, Mulamba, Tshisekedi, Olenga, Munongo … Avec ces images historiques, le rôle de chacun émerge au grand jour. Les enfants de cœur ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
Aux regards de tous ces massacres, de ces mensonges liés au fétichisme style Mulele mayi, du chacun pour soi, des coups bas, des trahisons, des corruptions : Qu’est-ce qui a changé à ce jour ?
Nous pourrions, par transposition cinquantenaire, considérer l’arrivée du Roi belge Albert II en 2010 comme l’arrivée du Roi Beaudouin en 1960 et que ceci devienne enfin l’entrée dans la vraie indépendance. L’indépendance par le travail bien fait via un plan de marche réaliste. Exit les slogans creux dont nous sommes abreuvés par tous. Ceci peut aussi requérir un changement d’hommes et de vision.
Mes souhaits cinquantenaires ? Que nous demandions pardon pour toutes les vies inutilement otées, quelles soient noires, blanches ou kakis. Que nous remboursions, continuité de l’état oblige, tout ce qui a été dérobé aux étrangers via ce grand vol qu’est la zaïrianisation. Que nous nous promettions à nous même de nous affranchir de l’exaltation de la bêtise en tout genre et que nous nous retroussions les manches, chacun dans ce qu’il sait faire le mieux. Que nous apprenions à voter utile. Que vous qui me lisez ayez aussi des souhaits constructifs… N’attendons pas 100 ans.
http://www.rtbf.be/video/v_les-otages-racontent?id=110831&category=info

lundi 26 avril 2010

Belges Honte à Vous ! (BHV)

Pour ceux qui ne le savent pas, la Belgique est le pays d’origine d’un certain Karel de Gucht. Homme donneur de leçon par excellence, capable de changer les dirigeants politiques de la RDC du moment en bien par ses conseils éclairés et ses déclarations à tout va. Tout un programme, rien que ça.
En novembre 2008, alors qu’il était encore ministre, il fut accusé de délit d'initié dans l'affaire de la faillite de la Banque Fortis. L’homme aurait retiré ses titres en banque avant l'annonce publique des problèmes. Lui rétorquera : la farce Fortis m’a coûté 85 000 euros. Rien que ça. Nul n’est prophète chez lui.
Ceci pour vous parler de cette Belgique qui aurait dû être un modèle pour le Congo de Simon Kimbangu selon le monsieur ci-haut cité. Mais force nous est de constater, n’en déplaise à mbuta de Gucht, que ce pays et ses dirigeants ne sont pas des exemples à suivre. En tout cas pas dans ce qu’il nous montre aujourd’hui. Suivez plutôt.
Le gouvernement belge vient de tomber à cause d’une sombre histoire de découpage basé sur une morne abréviation : BHV.
Pour ceux qui découvrent cette particularité belge, BHV veut simplement dire Bruxelles-Halle-Vilvoorde. C’est un arrondissement électoral et judiciaire bilingue. Différemment dit, on peut y voter et pour des francophones, et pour des néerlandophones. On peut aussi s’y faire juger dans ces deux langues. Ceci concerne les 19 communes de Bruxelles et les 35 communes du Brabant flamand. Cet arrondissement existe depuis la création de la Belgique en tant qu’Etat, plus de deux siècles. Or à l’origine (1830), le français était la seule langue officielle. En 1898, le néerlandais acquiert aussi ce statut. Les uns s’étant installé chez les autres et vice-versa, des facilités furent accordés au deux camps là où ils résidaient et procréaient. Jusque là, rien de spécial.
Le hic viendra lorsque les francophones se mirent à pulluler dans les territoires flamands sans volonté d’intégration allant jusqu’à devenir des bourgmestres élus parlant français. O crime !
D’où cette demande flamande : Scinder BHV en B et HV. Bruxelles restera bilingue (Comme c’est la capitale) et HV deviendront unilingues (Car en territoire flamand). Légitime me direz-vous pour garder ses terres. Se méfient-ils du cas Kosovo ?
Mais cette demande est devenu une grosse épine empoisonnée capable de faire tomber des gouvernements pour un oui ou un non. Le dernier tombé était dirigé par un métis Yves Letermes : Mi-wallon, mi-flamand mais qui se croit 100 % flamand. Toute ressemblance avec un congolais connu évité.
En Belgique, il y a seulement trois tribus : Les Wallons (Francophones), les Flamands (Néerlandophones) et Les Germaniques (Allemands). Les derniers cités sont comme les Banyamulenge au Congo, mais au contraire de ceux-ci, ils reconnaissent d’où ils viennent et n’embêtent personne. Cependant, les deux premiers passent leurs temps à se taper dessus.
Imaginez cette situation au Congo avec ses quatre langues nationales, ses plus que 450 tribus répertoriées parmi d’autres ignorées et autant des dialectes. Sans oubliez ses métis issus des croisements tribaux et étrangers via des mariages. O galère !
Heureusement qu’un gouvernement n’est pas encore prêt de tomber au Congo à cause d’une telle histoire. Imaginez-vous Nzanga Mobutu ou Adolphe Muzito quitter le gouvernement parce que certains veulent imposer le swahili à Kinshasa? Vous pouvez toujours rêver.
Allez les « Ba noko », prenez-nous en exemple pour une fois ! La présidence de l’Europe approche, sinon vous serez la risée de tous. N’oubliez pas que l’union fait la force.
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mercredi 21 avril 2010

Où après Mbandaka?

Personne ne pourra plus nier qu'il y a un problème à Mbandaka après Dongo. Même si Lambert Mende, plus kabiliste que Kabila lui-même, veut faire mieux que Dominique Sakombi de l'Orientation Nationale. Dans cette nouvelle histoire que le pouvoir n’ose qualifier de vraie rébellion comme au Kivu, les Enyele remplacent les Banyamulenge. A la différence qu’ici les rwandais de Kagamé ne sont plus pointé du doigt. Mais qui remplace Nkunda ? Mystère.
Les Enyele, ces pêcheurs (Armés des cannes à pêches) dont personne n’avaient jamais entendu parler sont brusquement devenu capable de prendre l’aéroport de Mbandaka, de s’attaquer à la Monuc, de prendre le port, d’utiliser Internet et surtout de disparaître comme ils étaient venus. Etonnant !!
Donc des pêcheurs ont été capable d’occuper pendant 48h Mbandaka alors que ni les rébellions de Mulele ou de Bemba n’avaient été capables de le faire. Re-étonnant !!
Au delà de ce qui se passe, l'on doit se demander si le coin est bien gardé. La même question se posera aussi pour le reste du pays car il n'y a pas que Mbandaka. Regardez du coté du Bas-Congo où les militaires angolais entrent et sortent comme s'ils étaient chez eux. Personne ne parle plus de Kahemba? L'histoire de la borne portugaise déplacée et changée a-t-elle été réglée? No sé.
Revenons plutôt à notre Mbandaka. Un coin abandonné depuis des lustres même par les originaires argentés qui n'y ont jamais rien fait ni construit. Le Maréchal y descendait dans la maison de Mokolo Edo au lieu de s'en construire une officielle.
Coquilhatville, ville fondée par Stanley lui-même en 1883, est toujours en configuration coloniale avec la décrépitude en plus: Maisons coloniales jamais rafraîchies, routes non entretenues, pas d'électricité, eau potable suspecte, ... Où sont les mongo riches ? Ekonda, mbole ou nkundo ?
Cette Mbandaka d'aujourd'hui n'est qu'un vestige de celle chantée par le Dr Nico Kassanda et Chantal. Qui se souvient encore que cette ville abrite le jardin botanique Eala d’une richesse insoupçonnée et inégalée?
Mais à ce jour où l'on parle de démocratie et du pouvoir au peuple, est-il encore normal de recourir à une rébellion au lieu d'une élection pour accéder au pouvoir?
En 1956, Jean Denis, de la famille de ceux qui réfléchissent écrivit ceci sur Coquilhatville : On peut prendre des mesures factices, procéder à des investissements plus spectaculaires que productifs. En définitive, on arrivera toujours à constater que l'avenir de Coquilhatville est lié à la vitalité de son hinterland. C'est dans l'intérieur que des mesures doivent être prises, mesures qui tiennent compte des éléments humains autant que des éléments techniques. Un avenir durable ne se bâtit que dans l'enthousiasme. Si les mesures prises sont raisonnables dans leur but comme dans leurs moyens, les populations en seront les premières bénéficiaires et leur collaboration active sera acquise. De nombreux projets pourraient être étudiés: développement des pêcheries avec peuplement systématique, essais de riziculture inondée, coopératives de productions vivrières, plantations, etc. Ce qui importe est d'élever le niveau de vie des populations rurales tout en alimentant le commerce régional, les deux allant de pair. (Paru dans Aequatoria 19(1956)137-148 et 20(1957)1-4).
Ne trouvez-vous pas que cette réflexion est toujours d’actualité mais pour l’entièreté du pays de Simon Kimbangu ?
Ceci m’amène à cette conclusion : Que le président s’appelle Ngbanda, Kabila, Bemba, Tshisekedi, Ruberwa ou Kashala, tant que la population n’aura pas atteint un niveau de vie convenable auquel elle a droit, nous continuerons à vivre et à subir les mêmes événements. Seul l’endroit changera. Foi du fouineur.
Politiciens, pouvoir et opposition, rebelles et assimilés, la balle est dans votre camp.
Merci d'écouter la chanson "Mbandaka " de Dr Nico Kassanda wa Mikalay.