mercredi 28 novembre 2007

Brassage, mixage, malaxage, pétrissage ...

Brassage, mixage, malaxage, pétrissage ou simplement cohabitation ? J’ai retourné le problème dans tous les sens possibles (selon moi) sans trouver le bien-fondé de l’utilisation de tous ces termes d’actions appliqués à l’armée congolaise.
Donc, si je comprends bien ou si j’ai bien compris : FARDC est une armée sans limitation du nombre des troupes engagés. On en rajoute tous les jours selon les événements, le bon vouloir des seigneurs de la guerre (terme à la mode) qui se rendent ou qui se déclare subitement amoureux de servir la patrie au sein de l’armée nationale qu’ils avaient auparavant combattus.
La bonne volonté équivaut-elle à la solution idéale ? Un bandit de grand chemin, un truand, un assassin, un loubard, restera ce qu’il est même sous un uniforme officiel. A la limite, l’uniforme lui procure une impunité nouvelle par rapport à son passé et la mémoire de ses victimes jetée à la poubelle de l’histoire : elles n’avaient qu’à ne pas se trouver au mauvais endroit (C’est selon).
Nous avons tous vus les images d’un général dansant avec celui qu’il était censé arrêter parce qu’il venait de conclure un accord de mixage. Quid à ce jour de l’effet de cette danse ? Le dissident n’a jamais mis ses bottillons dans un centre quelconque (Même ouvert ou de tri).
L’autre, qui connaît tout en tout, a dit : Qui a bu boira. Et un petit malin de rajouter : chasser le naturel, il reviendra au galop.
C’est ainsi que nous vivons au rythme des « cesser les feux » qui sont dénoncés par les mêmes personnes qui les décrètent. La grosse nouveauté de l’affaire, c’est que les candidats militaires ont le droit de choisir où ils seront stationnés : pas question de les envoyer quelque part sans leurs accords. Ce n’est plus l’Etat-major qui décide mais le soldat. Si vous n’êtes pas d’accord, il commence une rébellion. Et pour le calmer, il sera nommé colonel (au minimum !) général-major (Au pire des cas !) sans aucune formation militaire adéquate.
Ceux qui ont suivi sur TV5 le documentaire de la formation des FARDC donnée à Kisangani (Par les français et les belges) se rappellent sûrement du capitaine congolais qui voyait le NORD partout en se grattant la tête. Est-ce de sa faute ? C’était un mixé c'est-à-dire un civil en arme intégré dans l’armée sans être passé par une formation militaire. (Vous comprenez ?)
Le jour où son chef lui intimera l’ordre de traquer l’ennemi à l’EST, ira-t-il dans la bonne direction ?
C’est comme cela que l’on s’est retrouvé en Belgique avec des militaires congolais qui étaient venu soi-disant pour une formation accélérée (1 mois au nord!) qui ont préféré prendre la clé des champs au grand dam du ministre de la défense belge qui en était l’organisateur en toute bonne foi voulant faire du bien au sud. Croyez-moi, ils avaient pesé le pour et le contre avec pour résultat : la poudre d’escampette au lieu de courir dans la boue du nord sous une froide pluie.
Les descendants de Nzinga Nkuvu ne sont pas à un paradoxe près, n’a-t-on pas vu un ministre budgétiser 2 millions de $ pour déplacer le Zoo de Kinshasa à N’sele alors que l’hôpital Mama Yemo qui est devenu un mouroir manquant des moyens est juste à coté et n’a pas 100.000$?
Un bon moyen de promotion dans la vie : une petite rébellion sur Internet (Il y a moins de risque à part les virus informatique) et vous finirez Maréchal : ni plus ni moins ! Essayez …
@+ à http://www.lefouineur.info/ dit le fouineur

vendredi 26 octobre 2007

C'est du social !!!

En ce temps où nos politiciens, connus ou fraîchement débarqués, rivalisent des promesses : de bontés diverses, de libération (Valable pour les libres aussi), de transparence, de changement tout azimut, de restauration de la gloire perdu (On ne sait pas où), de trois repas par jour (Même 4 pour les gourmands !), de partage des richesses, de monogamie pour épargner les caisses, de sobriété (Eh oui), de riz chinois, de la lumière au milieu des ténèbres (Suivez mon regard), de jeûne et prières (Il y en a qui ont déjà commencé), de retour à la maison (Même si on en a pas), de l’accomplissement de « il doit partir », du maintien de « il doit rester », de la finalisation de « j’y suis- j’y reste ! », de départ d’exil (Pour certains), de retour d’exil (Pour d’autres), et puis, et puis, et tralala, comme d’habitude. Rien de nouveaux sur la terre.
Promesse des promesses, tout est promesse aurait dit l’autre.
Au milieu de tout ce vacarme, quelques petits malins parmi vous (Ils se connaissent, chacun reconnaîtra sa demande), m’ont demandé de fouiner sur les réalisations sociales accomplis (Dans le passé !!!) par chacun des 33 candidats à la présidentielle en 2006 quelque part au Congo (Même dans un coin perdu que nous découvrirons).
Un gros malin (Je te retiens, toi !), m’a demandé d’y rajouter mon vieux : titre de son travail de Docteur (En quoi), nom du directeur de mémoire, et l’endroit de la présentation. (En plus du social).
Le petit dernier qui eut vent de l’affaire dans un des fora qui amusent les congolais actuellement sur le Net (Où se mêle le vraie et l’ivraie), m’a plutôt suggéré de les prendre tous : 33 plus les autres !
Vous avez dit punition ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Même si vous ne m’aimez pas, c’est pire que de la torture.
Pensez-vous ? J’ai pris un au hasard (Je le jure sur la tête de l’autre), je suis remonté jusqu’aux temps où on a commencé à parler de lui (Donc très loin): rien ! Même pas une « machine ya fufu » gratuite dans son quartier. Je me suis dit qu’il y a des zones de sa vie que je ne connais pas. Foi de fouineur, sinon je ne fouine plus, je re-fouine. Résultat : une maison pour une « bureau » (numéro d’ordre inconnu : 2e, 3e, 4e , x ?) C’est du social, non ?
Le problème, c’est que la majorité d’entre eux l’a fait, même 2 ou 4 plutôt que 1 : ils sont tous socialistes alors ?
L’autre me dit que le social doit profiter à son prochain.
Et les « prochaines » dans tout ça ? Que personne ne vienne parler des « Mario » ici, censure contre les « prochains ».
Prenant mon courage à deux mains (J’en ai pas 3), je pris un autre. Catastrophe : c’est une copie conforme du premier, pourtant ils ne viennent pas de la même province et n’on pas grandi ensemble ! Y a-t-il un truc ? Fouiner sur plus de 20 ans de vie politique (Vous imaginer les recherches sans moteur de recherches) pour aboutir à ça.
J’étais tenté de prendre un 3ème mais il avait une tête de quelqu’un de ma famille (Hélas), j’ai préféré arrêter les frais.
Heureusement que vous, les internautes, êtes là : est-ce un hasard ? Tout le monde va y contribuer, comme cela ma tête ne chauffera plus seule.
Ensemble, d’un commun accord, nous allons faire ce travail de la recherche des œuvres sociales en se basant sur la liste des 33 candidats que nous remplirons au fur et à mesure et sur les autres que vous me fournirez par l’adresse : cliquez ici. Ou par mail.
Chacun tirera ses conclusions.
Système ya « chacun pour tous, le Congo pour soi ».
Au boulot !!!! Voici la liste et les premiers résultats
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mardi 16 octobre 2007

Avant Type KA= après Type KA

Le drame de Kingasani a reveillé une autre affaire oubliée (volontairement ou non) par nos dirigeants congolais. L’Etat étant une continuité, l’autorité en place doit prendre en charge les dossiers trouvés sur la table. C’est pour cela que l’on rembourse au FMI l’argent contracté sous la 2ème république même si nous n’avons pas vu l’argent en question.
Le lundi 08 janvier 1996, un avion immatriculé sous le numéro 26.222, de marque ANTONOV 32 appartenant à Scibe-Zaïre, affrété par le Général Nzimbi et Bakry d’African Air (lire dossier), avait raté son décollage de l’aéroport de Ndolo suite à une surcharge en matériels de guerre et des marchandises et s’est écrasé sur le marché Type-Ka (Somba Zikida) peu après 12H00’.
Bilan : plus de 1000 personnes ont péri (pendant et après l’accident).
Après le drame de ce marché où l’on croyait avoir atteint le sommet de l’horreur, voila que l’on revit le même cauchemar à Kingasani.
A lire : http://www.societecivile.cd/node/2093
Jusqu’au départ et au retour de la bande du Maréchal au pays, personnes n’a jamais été ni indemnisé ni pris en charge par une assurance ou un département étatique. En fait, il ne sait jamais rien passé : vous avez rêvé.
Le jeudi 4 octobre 2007, un drame du même acabit se produit à Kingasani avec un bilan exact inconnu, à peu près 50 personnes (équipage compris).
Nonobstant les échanges des correspondances entre le ministre près de la présidence et celui de transport qui nous ont appris l’existence d’un gouvernement parallèle qui gère les autres membres nommés, nous découvrons avec horreur que les habitudes de l’époque du Maréchal triomphant sont toujours là : un ministre à la présidence qui doit servir de courroie de transmission entre le gouvernement et le chef de l’Etat, assumer d’autres missions lui confiées par le président de la République devient le Kapita-Chef qui enjoint à son collègue à annuler des dispositions prises auparavant avec les résultats que l’on sait. Cela ne vous rappelle rien ?
Réactions du gouvernement et du parlement ? A suivre …
Ils enquêtent. Apparemment, il n’y a pas suffisamment des preuves qui démontrent qui a fait quoi. Je ne puis qu’encourager la dame Ekpoli de Lisala à continuer à brandir son journal officiel qui détermine les prérogatives de chacun et que tout le monde prenne ses responsabilités : trop, c’est trop.
Qu’est-ce que Kiakwama Kia Kiziki (ancien ministre du Maréchal) a fait pour les victimes de Type KA qui lui permette de faire la morale aux autres aujourd’hui ? Avait-il exigé et obtenu la démission du ministre de transport de l’époque ? Tshaku libanga lizui ndeke …
Et la DAC dans tout ça ? Personne n’en parle ou presque. C’est la direction de l’aviation civile qui est le service spécialisé qui donne les avis et les constats (considérations) au ministre du transport. Si le ministre est limogé, cette direction ne devrait-il pas partir avec lui ?
Cette affaire aurait eu au moins le mérite de rappeler qu’il y a l’affaire du Type Ka qui n’a jamais été réglé. Et le vieux du Palu ?
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dimanche 7 octobre 2007

Amateurisme, quand tu nous tiens

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Et tralala … avait écrit Joachim du Bellay
Heureux qui comme le Moprezo a fait un bon voyage, en transitant par la Belgique pour atterrir à New-York avant de rentrer (avec la toison ?) à la maison. Jusqu’ici, tout va bien. Commencé en mode mineur à Bruxelles, le majeur est venu à l’ONU avec un discours à la tribune (là où le Léopard himself a tenu le discours de sa vie : face à l’ouragan de l’histoire, un fruit mûr ou pas mûr tombe !) J’ai été traumatisé par ce discours parce que j’ai dû l’apprendre par coeur dans mon cours de civisme basé sur le MPR (éducation politique) sans que l’on ne me demande si cela m’intéressait.
Je n’ai pas eu la chance de suivre le dernier en date, mais j’ai reçu le texte par le Net. Jusqu’ici, tout va bien.
L’après New-York pour le Moprezo correspond à un retour au pays et un compte-rendu pour ceux qui n’ont pas eu la chance de faire parti de ce voyage historique. Songez qu’il y a pas longtemps qu’il vivait dans les montagnes de Fizi-Baraka avec le M’zee, pensait-il (même dans ses rêves les plus fous !) qu’il parlerait à la même tribune que Bush Jr ? Chance eloko pamba. Jusqu’ici, tout va bien.
Ce voyage aura au moins le mérite de nous apprendre que le journal papier UHURU (dirigé par Colette Tshomba, journaliste et membre du gouvernement) suivi comme son ombre par le site web journal de la sœur du Moprezo herself Digitalcongo, puisent leurs infos à l’agence de presse APARECO dirigé par Honoré Ngbanda et consorts. Ce n’est pas moi qui l’invente (ne m’accusez pas !), ils l’ont dit et écrit eux-même en citant la source. Suivez l’information sur ces sites.
A partir de maintenant, tout va mal (c’est selon).
L’agence de presse APARECO (dont nous apprenons l’existence) est-elle capable de faire apparaître des textes sur un site web qui ne lui appartient pas (programmé en PHP svp !) et sur un journal papier imprimé à Kin ? L’accuser, c’est l’affirmer. Ou les textes imprimés l’ont été en connaissance des origines et des auteurs ? Affirmer le contraire implique un changement de métier. Un journaliste a toujours des sources qui lui permettent de recouper l’info, un bon moyen de vérification. Même l’amateur autodidacte que je suis a des sources (j’en ai même beaucoup, je l’avoue honteusement).
Conclusion, c’est l’APARECO qui fournit les infos à la presse nationale classé d’obédience présidentielle en lieu et place de l’Agence Congolaise Presse (ACP).
Le gros problème dans cette affaire, c’est que ladite agence incriminée a envoyé, par le biais d’un texte signé Rigobert (un ancien de la chorale de l’église du pasteur Honoré à Kin qui fait office de porte parole) démentant formellement tout acte de piratage de près ou de loin.
Qui croire ? A qui profite le crime ? Jackson Wilson n'est qu'un Ilunga Kasongo (Suivez mon regard).
Au fait, où sont passés les 4 doctorants congolais de l’IFASIC (Philippe Ntomba, Théophile Funga, Henri Kokolo et Hubert Temina) qui ont effectué un stage à l’ICM (Institut de la Communication et des Médias, une délocalisation de l’Université de Grenoble) en mars 2005 ?
Mboka ezali na posa na bino. Je n’ai rien dit, je retourne fouiner.
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dimanche 23 septembre 2007

Black mic-mac

A en croire les images aperçues ici et là sur le Net, J. Kabila n’a pas été reçu avec les honneurs dus à un président en exercice qu’il est. On a eu droit à : un ministre communautaire se maquillant à la hâte quasiment en direct à la télé, l’arrivée simultanée du tapis rouge avec l’avion présidentiel, des sportifs congolais (j’ai reconnu un judoka de Geda de ma connaissance) en lieu et place de la sûreté nationale, l’énervement des officiels et des officieux congolais, … Tout sauf un protocole habituel. Pour combler le tout, pas d’hymne national. Mais le moprézo avait le sourire, c’est toujours ça. L’arrivée de Flahaut a haussé le niveau (ministre fédéral).
Mon vilain défaut m’a poussé à essayer de comprendre ce mic-mac.
1. Pourquoi atterrir dans un aéroport militaire alors que tous les officiels (même en voyage privé) atterrissent à Bruxelles National ? Le président avait-il peur des manifestants ?
2. Etait-il vraiment obligé de passer par la Belgique alors que le gouvernement expédie les affaires courantes ? Ceci fait de facto de son passage une affaire courante à expédier au plus vite (une corvée ?) puisqu’ils doivent s’occuper de la formation de leur gouvernement qui est leur gagne-pain. Un président fut-il congolais, n’est pas leur priorité en ce moment, à moins de s’appeler Georges Bush Jr.
Je me limite à ces 2 points questions, vous en avez sûrement d’autres. Si vous me les envoyez, je continuerai le développement.
J’ai reçu quelques mails jubilatoires des compatriotes face au coup joué par les belges au moprézo. Mais le descendant de Nzinga Kuvu que je suis, foi du fouineur, tient à préciser : J. Kabila occupe la fonction présidentielle du pays de Simon Kimbangu. Si cette fonction devient la risée de tout le monde, son successeur aura le même problème, il lui sera fait les mêmes blagues. Ne vous trompez pas !
Si les étrangers prennent l’habitude de ce genre de choses, que le remplaçant s’appelle Tshitshi, Ngbanda, Bululu, Mokolo, Bemba ou que sais-je encore, le comportement sera le même. Ne nous leurrons pas.
Mobutu pouvait, du temps de sa splendeur, se permettre de rompre les relations diplomatiques et de les reprendre quand cela lui chantait parce qu’il savait qu’il occupait une fonction forte. Si j’avais été son remplaçant à cette époque, vous auriez entendu parler de moi et m’auriez reçu avec respect. J’ai aimé ce qu’un compatriote a proposé : faire accueillir le roi belge par le gouverneur de la ville de Kinshasa (titre plus flatteur qu’un ministre communautaire qui équivaut à ministre provincial chez nous), je puis vous assurer que les belges crieront au crime de lèse-majesté. Vous voyez Adam Bombole, ministre provincial de Kinshasa accueillant le roi ? Juste retour de chose.
En tant que congolais, nous devons nous lever pour préserver l’image de la fonction présidentielle de la RD Congo et reprendre en coulisses nos bonnes vielles querelles : il doit partir ou il doit rester (cela nous regarde, cuisine interne oblige !)
Ceux qui aujourd’hui font tout pour semer le désordre doivent savoir que le jour où arrivera leur tour d’accéder au pouvoir, d’autres groupuscules apparaîtront aussi pour faire ce qu’eux font. On sait toujours quand commence la spirale de la violence mais jamais quand elle finira. Dans un sens ou dans l’autre. Le retour de la manivelle : il te sera fait ce que tu … (j’ai oublié la suite).
Tu bloques l’aéroport, demain ton arrivée souffrira tout autant. Un petit malin de chez moi aime à répéter : Tshaku libanga lizui ndeke koseke te.
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samedi 22 septembre 2007

Opposant, quel opposant?

C’est la voix du fouineur qui essaie de comprendre (pour ne rien changer). De nos jours, il y a des opposants partout tant au pays de Simon Kimbangu que dans sa Diaspora éparpillée dans le monde. Actuellement, si j’en crois les statistiques du site, les descendants de Nzinga Kuvu se connectent au départ de 109 pays. (Voir les stats)
Conclusion, la terre du bon Dieu est remplie des congolais. Pour votre gouverne, il y a des congolais même parmi les savants de la NASA ! Parmi les derniers abonnés du site, il y a un professeur d’université « démoulou » en Guadeloupe. Il paraît qu’il n’est pas le seul, il y a des pasteurs aussi. Donc congolais en veux-tu, en voilà.
Je rappellerai seulement qu’il y a longtemps que la diaspora provoque l’hilarité générale au pays au vu des bêtises de certains « diasa-diasa » que le M’zee avait cru bon de rapatrier avec le résultat que l’on sait.
Pour ce billet, c’est la race des opposants qui me préoccupe. Les pros de la plume ont annoncé que l’opposition congolaise de la Belgique a décrété 3 jours de deuil pour recevoir J. Kabila. Après vérification, il s’avère qu’est c’est un Docteur de l’UDPS qui a introduit une telle demande auprès des autorités compétentes en la matière. D’aucuns disent que c’est plutôt l’APARECO de l’autre qui est à la base de ce mouvement. Un mail me dira plutôt que ce sont les groupes de pression qui se sont mobilisés (Il y a combien des groupes ?). Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas d’harmonie dans cette affaire.
Ceci me rappelle le bon vieux temps de l’HCR-PT où tout le monde étaient devenus opposants à Mobutu même ceux qui ont existé grâce à lui. C’était le qualificatif à la mode : opposant. Trop marrant de voir les dinosaures de l’UDI avec le Léon du Sénat se dire opposants au Maréchal, c’était aussi crédible que de dire le contraire.
Je n’oublie pas le combat entre les pros et les anti-Tshisekedi comme 1er ministre. Le congolo-zaïro-congolais est coutumier du fait, tout le monde s’oppose à tout le monde. Depuis avant 1960. Même le M’zee avait déclaré sa bande « un conglomérat d’aventuriers » alors qu’ils étaient supposés être des opposants au Maréchal. Allez y comprendre quelque chose.
Moi, je me suis mis dans le camp de ceux qui veulent d’abord comprendre ce qui se passe avant de se prononcer et de s’engager. Ekenge fait l’homme. De toute façon, il n’y a qu’un fauteuil de président. Vu le nombre des candidats déclarés ou non, le feu couve …
L’autre qui est de retour aux affaires m’a dit ceci : imaginons que le moprézo se dise qu’il est aussi le fils de quelqu’un (traduction littérale) et qu’il en a marre de ces attaques, il part quelque part et laisse la place vide ! (Réalisant ainsi le vœux de certains). Peux-tu imaginer la course au pouvoir ? Et d’ajouter que même le sphinx de Limété se réveillera brusquement de sa léthargie pour revendiquer sa place éternel de 1er ministre de la CNS, l’homme du Portugal sera dans le premier avion, le prochain schéma sera 1+33 pour éviter que la guerre ne dure (Peut-être 1+34 avec moi aussi, ainsi je pourrai fouiner protégé par l’immunité= le rêve !)
A dire vrai, cette réflexion peut faire peur vu le nombre des opposants répertoriés ou supposés comme tel. Pour le moment, ils sont dans la majorité, contre Kabila. Mais après ? Je n’ose y penser.
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mardi 18 septembre 2007

Il doit ou ne doit pas?

J’essaie de réfléchir. Cet art de la réflexion me fatigue surtout lorsque je ne comprends pas ce que j’essaie de comprendre alors beaucoup disent qu’ils ont compris. Quelle souffrance pour mes neurones que d’essayer de comprendre clairement une incompréhension totale !
Tout vient de cette phrase à la mode sur le Net utilisé par les « combattants patriotiques» appliqué au président de la RD Congo : Kabila doit partir ! Est-ce un ordre ou un souhait ? Peut-être les deux ou les deux en un comme dans la pub.
Finalement Kabila doit partir, mais où ? L’endroit n’est pas précisé. Quand? L’heure ni le moment ne sont donnés. Comment ? Sûrement à pieds mais ce n’est pas précisé non plus. Et pourquoi? Ah !!! C’est ici que les combattants s’empoignent : à chacun ses explications, tout ou presque y passe. Le vraie et l’ivraie s’entremêlent à qui mieux mieux.
D’aucuns lui ont carrément refusé sa nationalité, un diplôme, 3 mois en Chine, sa femme, son enfant, son père, et même sa mère.
C’est à croire qu’il est comme Melchisédech, Roi de Salem, qui n’avait ni père ni mère ni arbre généalogique ni commencement et ni tralalala (Lisez la Bible Hébreux 7 : 1-3 pour connaître la suite).
Force nous est de constater qu’en voulant tellement qu’il parte, ils lui ont fait beaucoup de publicité à tel point que plusieurs personnes se sont intéressés à sa personne et ont cherché à savoir d’où il venait alors que le M’zee vivant personne ne s’est inquiété de sa présence : dire qu’il dirigeait l’armée.
Même pas moi, je ne le connaissais simplement pas. Comme beaucoup, je me suis intéressé au personnage à sa nomination à la présidence de la république en remplacement du M’zee assassiné. Pourquoi lui et pas un autre ? Il paraîtrait qu’il ait été le seul à accepter cette patate chaude dont beaucoup des opportunistes ne voulait pas alors que l’occasion était là. (Noter le conditionnel)
Ceci nous conduit à déduire que s’il est là, ils existent des congolais qui disent : Kabila doit rester !
Logique, non ? Conclusion : il existe deux camps qui utilisent le verbe devoir à la 3ème personne du singulier au temps présent. Pour ce papier, je me limiterai au premier et quelques unes de leurs assertions. Evidemment, tout ceci n’engage que moi : démocratie oblige.
1. Kabila est un enfant adopté par le M’zee : le verbe « adopté » utilisé est un danger. Un enfant adopté est légitimé par cet acte qui lui confère les mêmes droits que les autres enfants biologiques de la famille. Un enfant chinois ou japonais adopté par un congolais est un congolais à part entière malgré les yeux bridés. Faux ? A supposer que Joseph soit étranger, l’adoption fait de lui … ? Que nos juristes congolais nous viennent à l’aide.
2. Kabila s’appelle en réalité Kanambe : cette affirmation tend à étayer la thèse développé par certains qui raconte que le M’zee et sa famille étaient obligés de se cacher et changer souvent de noms pour échapper au Maréchal. Confirmer que Kabila possède plusieurs noms peut équivaloir à confirmer qu’il l’a fait à cause de quelque chose. Quelqu’en soit la raison, Maréchal ou pas maréchal.
3. C’est un chauffeur de taxi tanzanien : si ceci est vrai alors chance « eloko pamba ». Il ne faut pas désespérer dans la vie en voici la preuve.
4. Il ne parle pas lingala : vous croyez vraiment que c’est un critère ? Le vieux Tshitshi qui a grandi à Kinshasa parle toujours comme s’il venait d’arriver de Kabeya Kamwanga. Tous les libanais et les Ndigari de Kinshasa parlent cette langue. Cela change-t-il leurs origines ? Faux problème, cherchons ailleurs.
5. Le mariage avec Olive Lembe : partout au monde, le mariage avec un ou une autochtone vous donne droit à la nationalité du pays. Olive ayant grandi avec un père belge vivant à la Louvière en Belgique, mwana ya Righini, le supposé étranger Kabila a donc droit à être congolais ou belge : au choix. Le prof Vunduawe est chinois et dirige le MPR. Oscar Kashala qui voulait être président est citoyen américain. JP Bemba est brésilien quand il le veut. Seti Yale est portugais, Léon Kengo belge. Bokulaka Justin Bomboko dort au dessus de l’ambassade de Belgique à Kinshasa en tant que qui ? C’est un territoire belge. Ouvrons l’œil et le bon.
Je me limite à ces 5 exemples en oubliant volontairement les injures sur sa personne. Le congolais est un peuple fort, il n’a pas besoin de cela pour s’affirmer car c’est l’arme des faibles.
Cette réflexion a seulement pour but d’attirer l’attention de tous sur le fait qu’à force de vouloir détruire quelqu’un, on court le risque de le légitimer indirectement en utilisant des termes et des attaques inappropriées et inadéquates. Et à la longue, on en fait une victime. A force de parler de lui, vous devenez comme ses journalistes (d’une façon ou d’une autre). C’est de la communication virale : on lâche l’info, elle se répercute toute seule. Il n’y a qu’à voir le nombre des mails qui sont « forwardés » sur le Net. Et à chacun d’interpréter à sa façon. Simplement du Marketing.
L’appel lancé par certaines associations, qui ont pour siège social Internet, à la Diaspora pour chahuter le prochain voyage de Kabila en Belgique est à prendre avec des pincettes. Toute la diaspora congolaise n’est pas contre Joseph Kabila et ne milite pas, l’affirmer est un mensonge. Il y a des pours, des contres, et ceux qui prenne le temps de voir clair avant de se prononcer. Le fait que certaines de ces associations (pas toutes) se soient divisés pour quelques billets des dollars est une honte pour nous. Le combat, si combat il y a, doit être mené autrement.
Une suggestion : pourquoi ne pas revendiquer un débat congolo-congolais avec le président en place lors de son voyage et parler « fara fara » (face à face) avec la diaspora et un modérateur? Ce ne sont pas les sujets qui manquent : la lenteur du gouvernement, les 5 chantiers à la une mais dont on ne voit pas les fondations, pourquoi des négociations avec Nkunda, le cas Bemba, qui dédommagera les familles des victimes du mois de mars, avons-nous vraiment une armée, quid de Kuthino, quid de la diplomatie : enfin des diplomates et ambassadeurs compétents et payés régulièrement, question sur la double nationalité, quid de nos frères expulsés par certains pays, faire des propositions étayées, etc. Ce ne sont pas les sujets qui manquent et des congolais intélligents.
Veillons à ce que, dans les jours à venir, toutes les critiques soient fondées et les preuves bien convaincantes. Nous voulons voir clair dans tout même avec les détenteurs de la vérité : éclairez-nous ! Nous en avons besoin.
PS: Quelqu'un a-t-il la preuve que le Gizenga qui est là est le même qui s'était autoproclamé président de la république quelque part au Kivu? Qu'aurait dit Ya' Mungul?
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