mercredi 2 février 2011

GAME OVER


Ce qui se passe en Afrique du nord inspire ceux qui crient depuis dix ans « Il doit partir ». La trouvaille qui manquait à leur inspiration apparaît enfin comme une lumière.
Les similitudes sont là : Ben Ali, Moubarak et Kabila sont des militaires. Le premier est devenu président en déclarant sénile son père spirituel Bourguiba, le second l’est devenu alors qu’il était sensé diriger une transition suite à l’assassinat de El-Sadate, et le troisième (Quant à lui) l’est devenu suite à l’assassinat de son père M'zee Kabila. Lui aussi était sensé être transitoire, mais il avait trouvé le truc pour se faire élire au détriment de certains qui se voyaient déjà Calife à la place du Calife.

Le mécanisme du Game Over venu de l’Afrique du nord est connu : Il suffit de trouver un candidat au suicide qui s’immole par le feu (Absolument !) et ceci enclenchera un mouvement de masse qui emportera infailliblement le président en place et sa famille (Biologique ou pas).
Testé en Tunisie, Ben Ali a vu son efficacité. Il s’est retrouvé dehors sans avoir compris comment il est tombé aussi vite, lui qui était là depuis 23 ans sans partage. Même Sarkozy, qui l’encourageait 2 jours auparavant, n’a pas voulu l’accueillir. Il était devenu un pestiféré. Aussi simple que ça.
En Egypte, Moubarak « le Raïs » (Au pouvoir depuis 29 ans) l’a appris à ses dépens aussi. Son pouvoir vacille, même s’il s’y accroche comme un noyé à une bouée de sauvetage. Il ne fait plus peur à personne, même Obama n’en veut plus. Un autre pestiféré en somme. Comme quoi, le Game Over marche du tonnerre : Résultat garanti, la victime se retrouve toujours sans amis.

Ceux qui crient depuis dix ans « Il doit partir » se sont mis en tête d’importer le Game Over au pays de Simon Kimbangu. Mais il reste un problème de taille : Où trouver les candidats kamikazes ? Un seul ne suffira pas vu la grandeur du pays. Mais où ?
Le congolais n’a jamais été un candidat au suicide, sinon Mobutu n’aurait pas tenu aussi longtemps. Il avait fallu la présence de quelques étrangers dans l’affaire. A ce jour, plus personne ne voudra mourir pour le congolais.
Pourtant, il faudrait bien quelqu’un pour tester le Game Over sur le Raïs congolais comme sur l’autre Raïs.
D’où l’idée d’un politicien de proposer à Tatu Tshitshi de s’immoler par le feu (Sans se rater) avec la garantie de lui bâtir un mausolée à coté du M’zee. Ceci une fois que Kamerhe serait devenu président. Le Tatu aurait refusé arguant qu’il ne leur faisait pas confiance tout en faisant une contre-proposition en pensant à Gizenga. Mais celui-ci lui aurait répondu : Je mange. Regarde Lumumba, qui l’a suivi ? Regarde Alassane Ouattara, personne ne pense à le faire pour lui alors il préfère s’enfermer dans son hôtel-prison.

Un congolais, de la famille de ceux qui réfléchissent, me souffla à l’oreille : Pourquoi ne s’immoleraient-ils pas tous, pouvoir et opposition compris ? Ainsi, on en serait débarrassé. Y a-t-il un politicien congolais qui mérite que l’on se sacrifie pour lui ? Jusqu’à preuve du contraire, poser la question c’est y répondre.
En attendant, le Game Over est parti au Yémen et en Algérie laissant les descendants de Nzinga Nkuvu dans leurs chantiers loin des immolations.
@+ sur www.rd-congo.info dit le fouineur de la RDC. Les affaires reprennent. lol

mardi 31 août 2010

2011 : Revoici le grand cirque

Il est facile d’installer une dictature par la violence et l’intimidation via une poignée de fidèles arrosés. Installer la démocratie, quant à elle, est plus lente, plus ambiguë, plus complexe et plus difficile. Mais elle est préférable à tout autre forme de gouvernance pour l’humain, quelque soit sa couleur.
C’est dans cette période complexe qu’est englué le pays de Simon Kimbangu, si il y est vraiment : Apprendre la démocratie ! Cette démarche qui implique le respect des textes, des délais, de la liberté des autres là où s’arrête la nôtre et certaines autres petites bonnes choses inconnues des congolais.

Nous avons entendu l’annonce confirmant la tenue des élections en 2011. Comme d’habitude, l’opposition arrive en ordre dispersé : Tshisekedi, Kashala, Kiakamwa ( ?) Djamba Yohé, et d’autres nouveaux se sont déjà annoncés. Ladite opposition ne se rend même pas compte qu’autant il y aura des candidats, par autant il faudra diviser les voix des électeurs. C’est purement mathématique. Mais la soif du pouvoir les tenaillant, je crois qu’il faudra faire avec et en supporter la conséquence logique c.à.d la défaite. Il n’y aura pas d’autre issue. Depuis 2006, cette opposition n’a pas été capable de se choisir un porte-parole, par quelle magie pourra-t-elle s’entendre ? Apparemment la leçon du 32 contre 1 n’a pas porté. Présenter deux candidats sera déjà un de trop, qu’il soit de l’UN (Union pour la nation), de l’USA (Union sacré pour l’alternance) ou de quelque part. Un seul bon devrait suffire.

Pourquoi ne pas organiser les primaires de l’opposition et ne sortir qu’un seul et unique candidat à opposer à Kabila ? Ce sera un bon moyen pour éviter la dispersion des voix. L’organiser et surtout d’en accepter le verdict sera déjà faire preuve de maturité politique. Mais je rêve éveillé, je ne vois pas qui acceptera de s’effacer au profit du vainqueur. Le respect des urnes est encore à l’apprentissage chez les descendants de Nzinga Nkuvu. Le MLC l’a essayé pour le gouvernorat de Mbandaka, mais il s’est retrouvé avec presque tous les perdants comme candidats indépendants dixit Jean-Louis Mbusa. Mieux vaut en rire.
L’erreur n°1 des anti-Kabila est de l’avoir minimisé. Rien que ça. Ils ont cru qu’en criant sur le Net qu’il doit partir, cela allait se faire par la foi. Or c’est depuis avant 2006 qu’ils sont dans une attente foireuse, il est toujours là. Le petit Joseph a grandi, beaucoup grandi. Et bien plus, il a appris et a beaucoup appris. Au lieu d’installer ses pénates quelque part dans le Katanga, il a préféré rester vers Kwamouth. Ce que beaucoup n’avait pas prévu. Il a osé des bains de foules à pied en plein Ndjili et d’autres quartiers de Kinshasa. Là où on le disait mal aimé. Il a su s’entourer et il n’est pas dans l’intérêt de beaucoup que Joseph tombe aujourd’hui. Que deviendront-ils ?

Voici l’état des lieux :
-Pour Joseph Kabila, président sortant, il est annoncé candidat unique du PPRD (Pas de l’AMP qui est une alliance de circonstance).
-Pour l’AMP, chacun devra faire ses preuves et démontrer qu’il a une base électorale sur laquelle des alliances pourront se nouer s’il y a un 2ème tour. En cas de victoire de Kabila au 1er tour, ils deviendront tous inutiles. Il y a suffisamment des gourmands au sein du PPRD pour qu’il faille encore partager. L’occasion est ainsi donnée aux Endundo, Kamitatu, Bahati, etc… de montrer leurs poids politiques en donnant libre cours à ce qu’ils ont voulu créer au sein de l’AMP.
-Pour l’opposition « il doit partir », les choses sont claires : Ils tous candidats à la succession du Raïs (Qui n’a pas dit qu’il partait !). Il y a trop longtemps que certains ont vu le pouvoir de près (D’autres jamais !), le « ni tour yetu sasa » doit s’appliquer pour eux. Ils bavent quand ils voient les kabilistes rouler carrosse bling-bling : 4X4, Cayenne, Infinity, etc. Certains vont jusqu’à considérer tous les kabilistes comme katangais alors qu’ils ne le sont pas tous. Comme si être du Katanga ou de l’Equateur était une maladie. Oubliant en cela que l’opposant Lunda Bululu (UN) est katangais. Y a-t-il erreur ? Cela promet.

@+ sur http://www.rd-congo.info/ dit le fouineur de la RDC

mardi 17 août 2010

Hôpital La miséricorde : Œuvre de coeur

Les 4 bâtiments de l'hôpital La Miséricorde

Au hasard de mes fouines, qu’elle ne fut mon effarement d’apprendre qu’une église de Bruxelles fréquentée en grande partie par des congolais de tout bord construit un hôpital à Kinshasa. Précisément à Kinkole dans la commune de N’sele.
Un hôpital ? Un vrai ? La chose est tellement rare dans le privé congolais qu’elle mérite d’être soulignée et diffusée.
En ces temps troublés et difficiles, j’ai pris la mauvaise habitude de ne parler que de ce qui ne vas pas, oubliant en cela de fouiner pour dénicher quelques gouttes de fraîcheur pouvant apaiser nos cœurs. Ainsi après Mutombo Dikembe et l’Hôpital Biamba Marie Mutombo à Masina, voici l’hôpital « La Miséricorde » à N’Sele de l’église La Nouvelle Jérusalem.
Les travaux sont en phase terminale comme le montre la photo des 4 bâtiments.
La Nouvelle Jérusalem compte 38 succursales dont une à Kinshasa/ Kintambo-Magasin. Cette structure membre de la Church of God (Cleveland-USA) est dirigée par le pasteur congolais Martin Mutyebele depuis 1986. Un ancien cadre de la Gécamines.
Le pasteur Mutyebele s'adressant à la foule

Pour mieux découvrir cette église, il vaut mieux visiter son site qui est une mine d’information en texte, images et vidéo. Beaucoup de nos frères aimant tenir des discours aimeraient bien drainer autant de monde chaque dimanche. Mais ici, la politique est laissée aux politiciens.
Faisant fi du mal congolais « les ont dit » et n’ayant rien à cacher, le Pasteur Mutyebele laisse tous les documents concernant la Miséricorde en consultation libre sur le site web de l’église :  http://www.lanouvellejerusalem.be/
Contrat de location provisoire, obtention de la personnalité juridique, permission des travaux, contrat d’occupation provisoire, attestation de confirmation de siège, …
Si le cœur vous en dit et si vous cherchez un projet à financer, vous pouvez mettre la main à la patte en apportant votre pierre d’association. Aventuriers s’abstenir.
D’aucuns s’étonneront en cherchant à comprendre pourquoi un katangais d’origine construit-il un hôpital à Kinshasa au lieu d’en construire un à Lubumbashi par exemple ? Le Pasteur de répondre : Ce n’est pas mon hôpital même si j’y apporte ma part financière aussi comme les autres membres. C’est l’église qui construit, finance et décide où elle construit. L’hôpital appartient donc à l’église comme le prouve les documents sur le site. Après Kinshasa, il existe d’autres projets sur Lomé, Libreville, Abidjan et un orphelinat à Bangui. Ce dernier projet est le plus avancé parce qu’il y a déjà eu des contacts.
3 secteurs sont visés dans ce projet Miséricorde : L’emploi, la santé et l’infrastructure. Nous ne pouvons qu’encourager de telle initiative.
A qui le tour suivant ?


@+ sur http://www.rd-congo.info/ dit le fouineur de la RDC

mardi 10 août 2010

Le cas Koffi Olomide

En tant que musicien, Antoine Agbepa Mumba dit Koffi Olomide est un travailleur indépendant. Il va là où ses contrats signés l’appellent. Mais vu la stature acquise internationalement par le personnage, Koffi n’est plus n’importe qui en RDC. Rappelez-vous qu’il fit l’ouverture des infos de France 2 après avoir rempli Bercy ! C’est devenu un leader d’opinion, en bien ou en mal. Donc tout acte posé par lui est analysé et jugé au niveau de sa notoriété et de son adulation par ses fans mais aussi par ceux qui le détestent. Il est vrai que l’homme est connu pour ses capacités de provocation même envers ceux qui sont moins connus que lui mais il n’en demeure pas moins une vedette ayant raflé 4 trophées africaines en une soirée (Kora).
Ce qui scandalise les congolais qui ont réagit à sa dernière prestation rwandaise, c'est cette facilité à répondre à l'appel de l’ougando-rwandais Kagamé. Ce n’est pas sa 1ère fois en ce temps durant lequel les congolais pleurent des millions de morts, des opérations de viols massifs des femmes, et les crimes économiques de tous genres. Il n’est pourtant pas le seul musicien de la RDC à l’avoir fait.
Nos relations avec le Rwanda voisin, anciennement frère francophone, ne sont plus comme à l’époque où les rwandais se sentaient chez eux en RDC.
Pour ceux qui sont contre, participer à cette campagne présidentielle en faveur de Kagamé a été perçue comme « fouler nos morts aux pieds ». Venant d'une vedette de sa stature, ils se posent des questions sur son analyse de l’actualité. Les pour, disent que les relations avec le Rwanda ont été normalisées. D’où « Où est le problème ? »
Mais de tout ceci, en tout temps, il faudrait que les congolais aient souvenance de qui a fait quoi. Car Koffi n’est pas un précurseur en matière de campagne pour Kagamé. Il ne fait que reprendre le flambeau créé par le Député de Masi-Manimba Kin-Key Mulumba. Celui-ci n’ayant pas la notoriété de Mopao, beaucoup d’entre-nous n’y avait pas prêté attention. Kin-Key qui était le porte-parole du RCD-Goma et de l’ASD fut démis de ses fonctions et exclu en juillet 2002 pour indiscipline et trahison selon l’annonce faite par JP Lola Kisanga son adjoint de l’époque. Après quelques tiraillements avec ses compères, il annonça depuis Bruxelles la création de sa version RCD-Congo. Sans impact, il fut récupéré par Kagamé qui avait besoin d’un journaliste pour s’adresser à la majorité rwandaise qui parlait français. Ce qu’il fit pendant quelques années via son journal Soft-International alors que l’armée rwandaise de Kagamé menait des opérations meurtrières sur le sol de la RDC.
Aujourd’hui, en campagne, Koffi a montré aux rwandais quelques postérieurs rebondis des filles habillées du strict minimum avec sa main quelques fois égarée dans l’entrejambe. (Voir les images) Rajouter à cela quelques « Riiii ya !! », « Rwanda oyé », « Kagamé oyé », selon le système de « Tata bo ? », tout le monde est content. Le MPR aussi. Il ne restait plus qu’aux adversaires de Kagamé de signer avec MJ 30 pour équilibrer les exhibitions.
Que fera Koffi en cas d’invitation des rebelles de la Sierra Leone qui ont endeuillé le pays de sa maman Amy ? L’on vous répondra sûrement que c’est un travailleur indépendant, son métier est libéral. Les avis sont partagés selon que l’on n’aime ou pas. Pour le Rwanda, il pourra toujours dire que Lauren Hill aussi était là.
Au fait, habituellement, les congolais montrent le derrière pour maudire, Kagamé était-il au courant ?

@+ sur http://www.rd-congo.info/ dit le fouineur de la RDC

lundi 26 juillet 2010

50 ans après, et maintenant ?

Eh oui, et maintenant? A voir le Président, est-ce un signe du changement? Maintenant que la poussière est retombée sur les charbons restés par terre (Selon un adage des descendants de Nzinga Nkuvu), parlons des festoiements du cinquantenaire. Permettez-moi d’en parler alors que plus personne n’en parle.
J’ai vu des belles photos avec des jets d’eau et de la lumière via l’électricité. C’est un miracle au pays des coupures d’eau journalières et de délestage électrique.
Tout le monde était beau et aussi gentil, ne vous fiez pas aux braillards. La joie était là.
Le Président avait coupé sa barbe hirsute poivre-sel pour un look impeccable mieux adapté à la situation. Une partie de la ville de Kinshasa avait été nettoyée (Ô miracle !) Ya' Mungul aurait dû voir ça.
Et puis, il y avait les invités :
- Le MLC était représenté par son parrain Yoweri Museveni, ancien pote du M’zee. Un ennemi d’Antoine Ghonda pour les raisons que vous savez.
- Le Roi Albert II, sans Louis Michel, représentait Léopold II et Bwana Kitoko mais sans discours cette fois. Une façon d'empêcher un autre Lumumba d'apparaître. Avec un petit cadeau diamanté pour son épouse. Elle n’en a pas fait cadeau à une fondation des chégués, valeur estimée par les belges eux-mêmes : 200.000 euros. (Lire le Soir Mag).
- Robert Mugabe, autre pote du M'zee, c'est l'homme qui permis de bloquer l'avancée des rwandais sur le sol de la RDC avec l'aide des namibiens. Adversaire politique de Kagamé qu’il déteste cordialement depuis le Commonwealth.
- Sassou Nguesso a toujours été là malgré tous les morts congolo-zaïrois au beach de Brazzaville. Il est venu sans le chef Enyele sensé être chez lui. Plus personne n’en parle. Il garde encore quelques ex-FAZ qui attendent on ne sait quoi sur ses terres.
- Et Idriss Déby ? Franchement, je me demande encore qu’est-ce qu’il faisait là ? Peut-être pour faire plaisir à Sarkozy ?
- Paul Biya et Ali Bongo étaient heureux d’être là.
- Le meilleur, c’est lui : Kagamé. Le plus populaire. Certains vont jusqu’à faire de lui le vrai président de la RDC (Pour rire ?) L’ami de tous : Tshisekedi, Mende, Endundo, tout le RCD de Ruberwa et Emile Ilunga, Tambwe, Kin-Key, Mbussa, ... La liste est longue, longue. En bref, tous ceux qui ont fait parti de l’ASD et consort. Sans oublier que si Jo Kabila est là, c'est historiquement grâce à lui et Museveni via l’AFDL.
Apparemment, il n’y manquait qu’Oscar Kashala et Ngbanda. Ce dernier était peut-être là incognito.
D’autres s’égosillaient que tel ou tel n’avait pas le droit d’être là. Mais si l’on devait se baser uniquement sur le fait que ceux qui avaient le sang des congolais sur les mains ne devaient pas être dans la tribune durant la fête du cinquantenaire, celle-ci devait être vide. Vide des politiciens autochtones, vide des étrangers.
En essayant de comprendre la présence de certains présidents (Tel est le but de mes fouines), je me suis dit : Et si derrière tout ça, il y avait Barak Obama l’afro-américain ?
Occupé à s’empêtrer en Irak et en Afghanistan, tous deux hérités de Bush fils, il ne veut plus de ces massacres en Afrique centrale hérités de Bill Clinton (Parrain de Kagamé et Museveni, tombeurs de Mobutu et de M’zee Kabila). Si le calme revient dans ce coin du monde, Obama pourrait calmement cogiter comment sortir du bourbier afghan et irakien sans perdre la face comme au Vietnam. Et surtout que le désordre à l’Est du Congo pourrait favoriser la fuite de l’uranium vers des mains peu sûres. Si ce n’est pas encore fait.
L’occasion était trop belle, de ramener tous les belligérants à Kinshasa et de montrer au monde qu’ils s’entendent enfin. Même ceux qui n’avait pas envie de venir et qui montraient leurs ennuis comme Kagamé. Bien en attendu, ceci n’engage que moi et mes délires. Qu’en pensez-vous ?
Autre chose, à quoi peut nous servir de montrer les armements lourds des FARDC alors que nous savons tous qu’ils les abandonnent au front à la première balle tirée de l’ennemi ? Rappelez-vous comment Nkunda s’est équipé à peu de frais en ramassant les armes et la paie des militaires. Sans oubliez Pweto. Il serait peut-être temps qu’ils redeviennent FAC.
Mais n’ayons pas l’esprit chagrin, c’était quand même un beau défilé avec des vrais chinois même si les priorités sont ailleurs : Les bruits des armes sont toujours entendu à l’Est, les LRA continuent à sévir dans la province Orientale, personne ne sait où est passé Mbudi, Chebeya s’est trépassé tout seul, on annule les cartes d’électeurs au lieu de seulement faire une mise à jour des fichiers et d’inscrire les nouveaux, les fonctionnaires ont découvert le droit de grever et s’en serve, …
Une bouée de sauvetage quand même du FMI, l’annulation de 80% de la dette extérieure de la RDC. Avec un peu d’analyse, Kabila peut en tirer profit face à ses adversaires car cela mettra à sa disposition des liquidités. Attention quand même aux fonds vautours et aux renards congolais ministrables.
Après tout ceci, radio Okapi annonce que Koffi Olomide fait campagne pour Kagamé au Rwanda. Quand je vous disais que Kagamé était l’ami de tout ce monde. Donc tout va bien.

@+ sur www.rd-congo.info dit le fouineur de la RDC

mercredi 16 juin 2010

Meurtre, assassinat, homicide, exécution ?

Meurtre, assassinat, homicide, tuerie, exécution, liquidation, crime, … Quelle est la différence entre ces actes ? Quand appliquer l’un et pourquoi pas l’autre ? Lequel ne s’applique pas au pays de mbuta Simon ?
Trop étant trop, il serait temps que la vraie sécurité de la population s’installe enfin en RDC. Le zaïrois que j’étais croyait qu’en redevenant congolais, suite à la fuite souhaitée et encouragée du Maréchal, ce beau pays allait enfin devenir le paradis qu’il aurait dû être. Oui, allait …
Que manque-t-il ? Il y a un Président, un Gouvernement, un Sénat, une Assemblée, une Armée, une Police. Que faut-il en plus ? Des JMPR ?
Ce jour, nous déplorons la disparition de Floribert Chebeya. Un mort en plus de Maheshe, Boteti, Aimée Kabila et les autres dont on ne parle plus. Une publicité dont le pays se serait bien passée. Les auteurs ne pensaient peut-être pas que cet acte allait avoir une telle ampleur internationale. N’y avait-il pas déjà eu plusieurs disparitions bizarres en RDC qui n’ont émues personnes, mis à part les familles ?
Le pouvoir se retrouve avec un mort encombrant sur les bras, que faire ? On nous parle de John Numbi, Jean Oleko, Daniel Mukalay et les autres, leurs différentes suspensions n’éclairent pas notre lanterne.
Ils sont comme les Nzimbi, Bolozi, Baramoto et compagnie version Kabila.
Cette disparition est du pain béni pour ceux qui se battent pour démontrer qu’il existe un appareil répressif en RDC. Ne nous voilons pas la face, les capotes n’ont rien à voir dans cette intrigue. L’embarras restera pour ceux qui ont quelque chose à cacher. Pour le moment, nous ne savons pas qui a fait exactement quoi.
Des têtes vont tomber, des fusibles humains sauter, et on saura dans quel état sortira le régime de Kabila de cette affaire. Koyagialo peut témoigner au Président des effets néfastes du fameux massacre de Lubumbashi sur son Maréchal de patron.
Le cinquantenaire, censé être une grosse fiesta, peut virer au vinaigre du jour au lendemain. Qui garantira la sécurité des invités demain ? Devra-t-on encore recourir aux angolais et zimbabwéens comme lors de la mort du M’zee ?
La presse nationale, qui est resté comme un instrument d’abrutissement collectif dixit une compatriote, communique selon qu’il est pour le pouvoir en place ou contre celui-ci. Souvent loin de la vérité, les uns comme les autres.
La vérité est qu’il y a eu mort d’homme, et pour une fois, elle ne passera pas sans trace. Foi du fouineur.
Sacré Flori, même mort, il reste un empêcheur de tourner en rond.

@+ sur http://www.rd-congo.info/ dit le fouineur de la RDC

jeudi 3 juin 2010

Les sans-voix sans voix

A quel moment un mort devient-il un héros ? Y a-t-il une façon de mourir pour les héros ?
Non, je ne le crois pas. Seul l’expression de l’amour pour autrui suffit.
Il avait donné sa voix à tous les aphones qui n’osaient ou ne pouvaient pas dénoncer des situations à la face de tous, y compris le pouvoir en place et les autres habitués à faire du mal souvent gratuitement.
Il disait tout haut ce que la majorité pensait tout bas.
Interpellé, arrêté, rien ne l’a arrêté.
Il est parti à un rendez-vous et n’en est jamais revenu.
Il a montré l’expression de son amour au peuple congolais en restant là où il se savait guetté et menacé.
Il est resté là où certains politiciens, pourtant armés, avaient préféré partir sur la pointe des pieds en abandonnant ceux qui croyaient en eux.
Il est parti à un rendez-vous, sans armée, et n’en est jamais revenu.
Oui, ils n’ont retrouvé que son corps sans vie, sans voix …
Il s’appelait Floribert Chebeya.

@+ sur http://www.rd-congo.info/ dit le fouineur de la RDC