jeudi 21 février 2008

Homme de loi, es-tu là ?

Comprendre, comprendre, dur métier que d’essayer de comprendre les descendants de Nzingu Nkuvu. Quand quelque chose est à leur avantage, personne ne réclame (Même si c’est illégal !). Le contraire provoque une tollé générale que d’aucuns cherchent à généraliser sans vraiment le pouvoir. Légal ou illégal, ils valent par leurs apports au bénéficiaire.
La mise à la retraite de certains des magistrats de la magistrature, atteints ou non par la limite d’âge, est à la « une » pour le moment. Mais comment en sommes-nous arrivé là ? Un petit tour avec la machine à remonter le temps s’impose.
1° Les retraités d’aujourd’hui étaient déjà au pouvoir en RDC pendant que l’actuel Président était en culotte courte sans imaginer qu’il sera là où il est.
2° C’est devant eux qu’il a prêté serment en tant Président de la RDC ayant remporté les élections supposées transparentes et ils en ont pris acte en validant ladite prestation. Malgré que l’éternel opposant parlait de bourrage d’urnes.
3° Tous viennent de l’époque de Mobutu au même titre que l’actuel ministre Mutombo Bakafwa (Pur mobutiste), aucun d’eux n’a obtenu son diplôme grâce à Kabila.
4° Tous devaient leurs postes, qu’ils ne veulent pas quitter, au détour d’une nomination signée J. Kabila. Etc.
Si les démis ont été mis en poste par J.Kabila (Chose qu’ils n’ont pas refusée), pourquoi lui refusent-ils aujourd’hui le pouvoir de les démettre ? Une personne qui a le pouvoir de nommer a aussi la capacité de démettre. L’un ne va pas sans l’autre : ils devaient le savoir.
Si c’est vrai qu’ils menacent J.Kabila de dévoiler la vérité cela veut dire qu’ils avaient menti ? Qu’ont-ils caché au peuple ? Sans le renvoi, nous auraient-ils avoué quelque chose ? Dans ce cas, ils méritent leurs mises à l’écart et doivent être arrêté pour manquement à leur serment de dire le droit. Cela reviendra à dire qu’ils ont délibérément menti à la population. Mais n’allons pas vite en besogne, il faudra attendre le développement de l’affaire pour voir un peu plus clair en eux-mêmes.
Déjà qu’entre syndicats, c’est la discordance totale : D’aucuns disent qu’il a le droit, d’autre soutiennent le contraire. Evidemment, il y a la bande des nouveaux nommés qui piaffent d’impatience parce que c’est leur tour de manger aussi. Mokili tour à tour, système ya mbanga ya taba (Intraduisible, il faut être congolais pour comprendre !)
Les retraités et le bâtonnier Bakafwa sortent tous de la moule de la 2ème république, donc des purs produits de l’époque du Maréchal. Ce sont des gens qui se connaissent à la différence de J.Kabila qui a appris à les connaître. Or le bâtonnier soutient la légalité de ces textes en application de la loi ancienne, en l’absence du texte organique du Conseil supérieur de la magistrature.
Cela revient à dire que si l’on soutient que la mise en retraite est illégale, il faut dire aussi que la nomination était illégale vu l’absence de texte organique. Si c’est légal, c’est légal. Si c’est illégal, continuons dans l’illégalité tant que cela arrange. Vous comprenez quelque chose ?
C’est ahurissant de voir le congolais se soucier des textes légaux aujourd’hui alors que d’habitude ceux-ci sont le cadet de ses soucis (Même pour les hommes de loi assermentés), il y a peut-être une mutation qui s’opère.
Je tiens juste à souligner que les nominés remplaçants ne sont pas des menus fretins parachutés, ils ont aussi un cursus en béton. Le nouveau président de la Cour devra partir en retraite (Vu son âge) dans quatre ans si les textes sont respectés.
Et si c’était une histoire entre bana ya 2ème république ?

dimanche 10 février 2008

Nomination des nominations

Il m’a été demandé de critiquer les nominations à la tête des entreprises publiques avec ma mauvaise foi habituelle. Exercice facile ou difficile (C’est selon), tout dépend de quel coté l’on est ou l’on se place.
Ceux qui sont au pouvoir applaudissent et ceux qui sont dans l’opposition (Vrai ou fausse) crient à l’usurpation. Si je dois me fier au courrier que je reçois tous les jours, les critiques des internautes sont axées sur quelques points principaux : origine politique, origine tribale, diplôme, expérience. Je laisse volontairement tomber les autres, car il y a à manger et à boire dans cette affaire.
Après quelques fouines, je vais me baser sur ces quatre points pour exprimer ma vision de la chose avec ma liberté de n’appartenir ni à l’opposition ni au pouvoir. Eh oui, c’est une race qui existe encore. La preuve.
1° Origine politique : AMP-PPRD se tape la part du lion, c’est normal parce que c’est le groupe au pouvoir. On sert quelques uns que l’on a pu caser au gouvernement et qui ont été incapable de se faire élire malgré leurs titres de « poids lourds » en politique. A vrai dire personne ne sait sur base de quoi ils sont lourds.
Chose curieuse, le deuxième groupe est le RCD. Le président de ce parti a fait 1,96% aux élections présidentielles et cela lui donne le titre de poids lourd. C’est à croire qu’il existe des accointances avec le premier groupe qui en fait un parti privilégié. Bien malin qui pourra le classer parmi les opposants.
Les autres n’ont que leurs yeux pour pleurer.
2° Origine tribale : l’affaire des quota par province est une grosse feinte. La compétence ne peut être reparti. Mais au pays de Nzinga Kuvu la bonne personne est souvent là où il ne doit pas être c'est-à-dire chez lui à ne rien faire. Quelque soit sa tribu.
80% des pygmées dirigeant le pays dérangerait qui si le pays marche et que tout le monde a sa part du rêve congolais ? S’ils sont capables, pourquoi pas ? Ceci sans connotation péjorative.
Je dirai que la sous représentation constatée des kasaïens n’équilibre pas les choses. S’ils sont de l’UDPS, c’est normal étant entendu que ce parti ne participe à rien par choix du Sphinx de Limété. Auraient-ils fait mieux ? Poser la question ce n’est pas y répondre.
3° Diplôme : Beaucoup parle de l’infirmier RCD Serufuli à la tête de la Snel et d’Edo Mbuta à la tête de l’INPP. Un rwandophone et un mukongo. C’est vrai que pour ces deux cas, l’interrogation se pose. L’un a été gouverneur du Nord Kivu grâce à Ruberwa mais n’a pas été élu par la population. Edo Mbuta quant à lui est plus connu pour son appartenance au clan Zaïko langa-langa, mobutiste, et son amitié avec les sportifs qu’il a beaucoup aidé. Sa société Gepro-Zaïre est dans les oubliettes depuis longtemps. Mais il a son diplôme de ceinture noire de Karaté (KCK). Pour moi, il reste le meilleur président de la FECOFA.
L’autre me disait qu’il ne faut pas un diplôme pour faire de la politique. Bérégovoy a bien été premier ministre en France. L’infirmière Elisabeth Durand a été vice-premier en Belgique. Le paysan Lula Da Silva est président du Brésil. Le président de la Bolivie, Evo Morales, est un paysan indien. Sarkozy n’a pas fait l’ENA mais a battu Ségolène qui l’a fait.
Donc le diplôme ne vaut que "présomption" et non "preuve" de compétence. (Michel Leysens)
Donc chance eloko pamba, attendons voir ce qu’ils vont nous réaliser. Et s’ils réussissaient ?
Par comparaison, nous prendrons la 2ème république et sa pléthore des éminents prof : Kalongo Mbikayi, Mabi Mulumba, Kinzonzi, Nimy mayidika, Vunduawe te pemako, Kin-Key Mulumba, Kisimba Ngoi, Mpinga Kasenda, Kamanda wa Kamanda, Lunda Bululu, Lihau, Thomas Kanza, Singa Udju, Ndongala Tadi lewa, Mulumba Lukoji, Jules Sambwa, etc. Ce n’était pas des infirmiers, quel bilan ?
4° Compétence : Une compétence est une capacité d’action efficace face à une famille de situations, qu’on arrive à maîtriser parce qu’on dispose à la fois des connaissances nécessaires et de la capacité de les mobiliser à bon escient, en temps opportun, pour identifier et résoudre de vrais problèmes. (Philippe Perrenoud)
Vérifier cette assertion sur chaque nommé dont vous doutez des compétences.
* Exemples famille des situations :
-Snel : Délestage, coupures intempestives, …
-Régidéso : eau impure, amibes, manque de chlore, …
Appliquer l’assertion …
Dans tous les cas, ils n’ont pas intérêt à se planter, la population est en éveil et cherche les fondations des 5 chantiers. Même une pour commencer.

mercredi 6 février 2008

Coucou, les revoiloù !!!!

Sur proposition d’un internaute (Que je soupçonne fortement d’être nostalgique) et sur base du fait que l’on ne change pas une équipe qui perd, pourquoi ne pas remettre ceux qui avaient déjà perdu ? Voici sa proposition d'un gouvernement:

Kengo wa Dondo Léon : premier ministre;
Engulu Léon : Travaux publics;
Cardoso Mario : Affaires étrangères;
Sakombi Dominique : Information;
Kiakwama Kiakiziki : Portefeuille;
Tshisekedi Etienne : justice
Pay-Pay Wa Kasige : Economie;
Mozagba Nguka : Mines et énergie ;
Ndjoli Balanga : Environnement et tourisme;
Nimi Mayidika : Enseignement supérieur et universitaire;
Lunda Bululu : Enseignement primaire et secondaire;
Djamboleka Loma Okitongomo : Finances;
Kamitatu Massamba : Plan;
Mabi Mulumba : Travail et prevoyance sociale;
Ngbanda Honoré : Défense;
Kamanda wa Kamanda : Coopération internationale;
José Endundo : Agriculture;
Soki Fwani : Condition féminine;
Seti Yale : Intérieur;
Tambwe Mwamba : Commerce extérieur;
Général Baramoto : Sport;
Nzuzi wa Mbombo : Santé;
Justine Kasavubu : Fonction Publique.

Vunduawe Te Pemako, Dircab;
Mokolo Edouard : CND
Kisimba Ngoy : Cour suprême de Justice
Général Likulia : Demiap
Général Eluki : EMG
Général Bolozi : Police

Eux, nous ont quitté :

Nguz Karl, Ya Mungul, Kisombe Augustin, JD Mobutu, Mandungu Bula, Mulumba Lukoji, Bokana, Mpinga Kasenda, JJ Kande, Ekila Liyonda, Général Nzimbi, Victor Nendaka, Kibassa Maliba, Sampassa Kaweta, Samba Kaputo, Général Donat Mayele, Jules Sambwa, Goga, …

Note du fouineur : N’empêche que l’équipe a fière allure sur papier. Pourquoi ne proposez-vous pas un Président ? Et pourquoi Bara feu au Sport ? J’attends une contre-proposition, à vos plumes !
Ps: Ne cherchez pas à connaître ses motivations, c'est juste pour déranger comme il le faisait déjà en classe.

jeudi 31 janvier 2008

Capitulation, reddition, amnistie, ...

Quelques jours de recul m’ont été nécessaire pour analyser cette conférence de Goma et essayer d’en comprendre les tenants et les aboutissants sans oublier de rechercher le bien-fondé de cette histoire.
Si tout part d’une débâcle de notre armée officielle, FARDC, avec abandon d’armes et munitions à l’ennemi, force nous est de constater qu’il n’y a point eu de contre-attaque foudroyante. Ainsi nous attendrons toujours comme nous attendons la contre-attaque de l’autre pour Kisangani avec les FAZ.
Lorsque qu’une armée dépose les armes pour négocier, cela s’appelle capitulation ou reddition. Donc ces termes sont synonymes de défaite ou d’abandon : « Masta akimi combat, Masta abundaka te ».
Or, dans le cas d’espèce qui nous occupe, les forces en présence étaient de 5 contre 1 en faveur des FARDC. 25.000 contre 4000 rebelles soit 5 FARDC contre 1 seul CNDP. Cherchez l’erreur.
Nous avons vu les conférenciers très bien habillés se battre pour leurs per diem, les techniciens disparaître avec les PC portables, les délégués occidentaux et locaux tout sourire, c’était l’endroit où il fallait absolument être … Bref, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Si à ce moment précis, Nkunda (au vu de sa supériorité militaire sur le terrain) était pris d’envie de bombarder Goma puisque n’étant pas invité, qu’aurait-on fait ? A vous d’imaginer le reste. Passons.
Perso, je n’ai jamais vu un vainqueur se faire dicter les conditions de cessez-le-feu et se faire brasser (Ou mixer, c’est selon) avec les vaincus. Ce serait diluer sa force. Le feriez-vous ? Donc, nous conclurons qu’il y a ce qui s’est dit tout haut et d’autres tout bas. Analysons quelques mots entendus durant cette rencontre : réconciliation, imprescriptible et amnistie. Je vous épargne le reste.
Un certain Jean-Pierre Lalloz de la famille de ceux qui réfléchissent a dit :
-La réconciliation ne doit pas être confondue avec le pardon, bien qu'elle puisse en être l'effet, éventuellement nécessaire. Il y a seulement l'idée de reprendre la relation, la question de la cause de son interruption étant mise entre parenthèses. Que cette cause soit un tort ou une offense n'importe pas, à strictement parler.
-Et d’ajouter : L'imprescriptible est le paradoxe d'une monstruosité morale pour définir une attitude juridique. Elle n'est pas a priori comme toutes les lois doivent l'être, mais a posteriori : certains crimes qui ont été commis apparaissent après coup tellement énormes qu'on refuse de les ranger dans les catégories juridiques qui étaient prévues d'avance. C'est l'idée que le pardon social aurait des limites, qu'il y aurait des actes socialement impardonnables : ceux qui concernent le fait même d'exister pour la société, ou son identité, qu'elle soit morale ou culturelle. Ceci est par conséquent une indication pour penser l'impardonnable.
-Et l'amnistie n'est pas non plus le pardon, mais l'oubli imposé, au nom de l'ordre et de l'unité de la nation (d'où l'amertume des victimes).
A la lumière de tout ceci, qu’était-on venu faire à Goma ?

mardi 29 janvier 2008

O tempora, o mores !!!

Il paraît que tous les coups sont permis en politique, même les plus tordus. J’ai reçu via la boite mail de la rédaction des photos de la dépouille mortelle de la défunte Aimée Kabila Mulengela non autrement identifiée. Mais là où le bat blesse, ce que ces photos révèlent la nudité de cette compatriote qui a été lâchement assassinée à Kinshasa.
La récupération qui a été faite de cette affaire par certains partis politiques (Ayant comme siège d’activité Internet) et certains journalistes, est carrément indécente et dénote plutôt d’un bas niveau de voyeurisme que de la « real politic ». De l’effet d’annonce de caniveau.
Cette compatriote aurait pu être la compagne, la mère, la sœur, la tantine ou la nièce de chacun d’entre nous. Fallait-il vraiment en arriver là ?
D’aucuns justifieraient cette diffusion par la volonté avouée par certains de vouloir nuire à Joseph Kabila. Soit.
En exposant la nudité de cette sœur congolaise, que gagnons-nous en retour ? Ce n’est point Kabila qui est exposé sans pantalon, mais une mère de famille de 6 enfants et « Mama mapassa ».
Avons-nous pensé à ses enfants qui par la magie de l’Internet se retrouveront un jour (Si ce n’est déjà fait !) en face des photos de la dépouille de leur mère chérie nue ?
O tempora, o mores : Ô temps, ô mœurs !!!
Qu’il est loin le temps où le respect dû aux morts coulait de source au sein de notre peuple. Nous vivons un temps où l’exposition des têtes coupées en Ituri est une joie pour certains, où l’errance des réfugiés dans les Masisi est voulu et encouragé par d’autres, où se tirer dessus en plein Kinshasa à la Gombe est normal, où sans formation adéquate on peut diriger l’une des plus grosses boites du pays, où les filles se promènent en string et derrière dehors comme si de rien n’était, où on n’amnistie l’imprescriptible, où les danses obscènes abondent à foison sans déranger personne, où on trahit sans remords son pays, où la veuve et l’orphelin n’ont qu’à se débrouiller, où révéler l’intimité d’un mort est un acte banal, où, où, …
Que notre sœur nous pardonne là où elle est …

jeudi 24 janvier 2008

Tout le monde il est beau …

Tout le monde il est gentil. L’adage de l’autre se vérifie (encore une fois) au pays de Simon Kimbangu. Je crois que si l’Ancien des jours lui permettait de revenir dans son Kongo dia Ntotila, il ne reconnaîtrait rien et se croirait en pays étrangers tellement les choses ont changé dans un sens que je ne comprends toujours pas.
Ainsi donc les descendants de Nzinga Nkuvu sont capables d’amnistier les crimes contre l’humanité qui par définitions sont imprescriptibles. Ceci nonobstant les crimes de guerre.
Les leaders serbes Radovan Karadjic et le général Ratko Vladic doivent regretter de ne pas être né congolais, eux qui se cachent depuis un bail au prix de mille astuces pour ne pas se retrouver au CPI à la Haye pour crimes de guerres. Pourtant ces deux hommes
« ne sont accusés que » d'avoir été les principaux instigateurs des massacres et violations des droits de l'homme dans leur pays.
Aux Masisi et Ituri, ils n’ont pas des droits comme les autres ? Combien des massacres et actes reconnus comme tels ?
C’est Thomas Lubanga et Germain Katanga qui doivent rire jaune (Rouge ?), eux qui doivent se taper le copinage de Charles Taylor en Hollande. Encore un qui se dit qu’au lieu de vendre son avion à qui vous savez, il aurait dû plutôt acheter son passeport congolais et déclarer être né à Kikwit. Qui sait qu’avec l’argent de l’avion, il pouvait se faire élire au Bandundu. Congolais a vota, atala te !
C’est l’autre à Faro qui doit être malade lui qui négocie éternellement son retour, il fallait peut-être créer un front à Kota Koli (Il y a des montagnes qui auraient dû faire l’affaire) et taper des temps en temps sur les FARDC sous peine de protéger les Pygmées, minorités oblige. Boule mukuse.
Tout ceci ne pourrait étonner ceux qui suivent un tant soit peu l’histoire des frères et sœurs d’Anouarité (Vous vous rappelez ?) Celui qui a dirigé la rébellion de Kisangani, déclarant ce coin du pays république populaire du Congo le 12.12.1960, est aujourd’hui 1er ministre tout simplement. Combien des morts inutiles en 60 et aujourd’hui? Comme si de rien n’était.
Les Kuthino, Nlandu, les colonels Eddy Kapend et Charles Alamba, et les autres sont des enfants de cœur à coté de tout ça. Mais eux ont croupis ou croupissent encore en taule.
Quelqu’un m’a dit que l’amnistie générale est le prix à payer pour avoir la paix. Jusqu’à ce qu’un prochain énergumène utilise le même filon puisque cela rapporte. Les avantages sont garantis.
Donc comme chantait Djanana : bongo tobandela à zéro, bolingo ya nouvelle alliance !
Nos morts n’avaient qu’à ne pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
L’attente entre les populations doit être élémentaire. La RDC est le champion du monde des mariages inter-tribu, que ferons-nous de tous ces enfants mélangés ? Ne fut-il pas un temps où un muluba pouvait être gouverneur du Bas-Congo ?
Les soldats ougandais copains à l’homme de Faro sont repartis avec femmes et enfants Bangala en Ouganda. Ces enfants revendiqueront un jour la nationalité congolaise, quid ?
Veuves, veufs, orphelins, soldats morts aux combats, réfugiés errants et les autres, à vos larmes !

vendredi 11 janvier 2008

La foire aux copains ?

Comprendre ? Il n’y a rien à comprendre, c’est simple et clair comme l'eau de la célèbre rivière Kalamu. Suivez plutôt :
- Le regretté M’zee et son conglomérat d’aventuriers (Comme il l’appelait lui-même) est arrivé à ses fins grâce à Kagamé.
-Le général Laurent Nkunda, pasteur protestant, pur produit du Rwanda et du RCD/Goma, est grand ami à tout le monde. Il les connaît tous et le dit. Pour ceux qui ne le savaient pas, il prêche le contenu de la Bible. Défenseur des Tutsis.
-Le colonel Jules Mutebesi, rebelle RCD/Goma est un autre bénéficiaire des largesses de l’autre.
-Le général Kakolele, n°2 de Nkunda, est le cousin de Mbusa Nyamwisi (Actuel Ministre des Affaires Etrangères et ancien chef de la rébellion à Beni : RCD/NL). C’est aussi son ancien chef d’Etat-major.
- Le général Amissi dit « Tango fort » est l’ancien adjoint de Nkunda, et son parrain de mariage avec la boyomaise.
-Mbusa Nyamwisi, ancien du RCD avant de prendre la tangente pour se la jouer perso.
- Ruberwa, aujourd’hui pasteur aussi, est le président du RCD qui a comme chef d’état-major de sa milice le général Nkunda. Autre défenseur des Tutsis.
Bizima Karaha (Ancien ministre des affaires Etrangères sous
« M’zee »), Déogracias Bugera, JP Ondekane (Ancien général rebelle et ministre), Moïse Nyarugabo (Actuel élu de Kinshasa) font parti de ceux qui avaient fui Kinshasa pour se réfugier au Rwanda afin de se mettre sous la protection de Kagamé. (Et il les a protégé !) Liste non exhaustive …
La grosse majorité des participants a bénéficié, à certains moments, ou bénéficie encore des largesses du maître de Kigali. Ceci sans oublier que si le Président Kabila est là aujourd’hui, quelque part il le doit aussi au même Kagamé et à James Kabarebe. Et aussi à son carton électoral au Kivu. Erreur de casting ?
Pourquoi deviendraient-ils ennemis aujourd’hui ?
De 600 personnes prévues, Goma en accueille plus de 1300 à ce jour. Le gâteau ne se partage qu’entre copains. Qui a appelé qui ? Question à 2 millions de dollars US.
De cette affaire est exclu le MLC, rébellion ougandaise, qui n’a pas eu d’impact dans la région surtout que son armée d’appui ougandaise s’est fait taper dessus en plein Kisangani par les rwandais avec les dégâts collatéraux que l’on sait.
Nulle part je n’attend parler de l’UDPS, autre fréquentation de Kagamé en 2002 (Rappelez-vous la marche du 30 juin à Kisangani avec Nkunda comme chef militaire).
Donc il ne manque que Kagamé, le protecteur de tout le monde et que tous fréquentent ou ont fréquenté, pour que la fête soit totale.
A l’analyse, il n’y a que les Maï-maï qui ne doivent rien à Kagamé. Il les déteste et eux le lui rendent bien. Aucun anti-Kagamé notoire à l'horizon pour équilibrer les débats. (S’il y en a).
Avec tout ça, c’est la pauvre population civile qui trinque. Qui s’occupe d’elle ? L’argent a été bien vite trouvé pour organiser les retrouvailles mais n’aurait-il pas mieux servi à aider les réfugiés errant dans la brousse du Masisi et de ses environs?
Je rajoute la pensée d'un internaute: Allons-nous encore voir des photos des représentants dansants?
Au fait, pourquoi Nkunda ne se veut-il pas le protecteur de tous les congolais ? Il y a les Pygmées, les Budia-kongo, les Balubas, les Chégués, moi, …