mercredi 21 octobre 2009

UN: Union Négative ???

Spécial élections 2006, suite. Ah ces congolais de la famille de ceux qui réfléchissent, mais pourquoi me poser une telle question? Mais j'avoue qu'à force d'y penser (Et non d'y réfléchir), je me suis dit pourquoi ne pas faire un semblant d'étude là dessus?
A l'origine, l'UN signifie "Union pour la Nation". C'est une plate-forme électorale créée après le 1er tour des élections de 2006 autour de JP Bemba afin de contrer Jo Kabila au 2ème tour. La première caractéristique de cette alliance était qu'elle regroupait, en majorité, ceux qui avaient fait moins d'un pourcent aux élections donc aucune base solide. Excepté Oscar Kashala qui vient de réapparaître dans la circulation.
En comparaison, l'AMP rassemble aussi des politiciens bigarrés d’origines diverses mais qui ont trouvé le moyen de vivre ensemble autour du pouvoir. C’est déjà ça.
L'Assemblée Nationale est composée des groupes tels que le Pprd (111 députés), le Mlc (75), le Palu
(34), le Msr (26), le Rcd (15), le Cdc (10 députés) et les autres. 25 candidats président de 2006 étaient en dessous de 1% et 3 en dessous de 2%. Par exemple, Osée Muyima Ndjoko avait fait 0,15% (Voyez-vous qui c’est ?)
Vous remarquerez qu'aucun de ces deux groupes ne s'est formé autour d'un idéal politique ou d'une association d'idées. Mais plutôt autour d'un candidat à soutenir selon que l'on n'aime les œufs (AMP) ou l’on est 100% quelque chose (UN). C'est cela aussi l'apprentissage de la démocratie au pays de Simon Kimbangu.
A ce jour, l'AMP continue à tenir la route contrairement à son alter ego UN qui n'existe plus que de nom sans aucune présence sur le terrain. Ses membres sont éparpillés et d'autres ont carrément disparu de la circulation. Seul le MLC essaie. Or, il y a un poste de porte-parole de l'opposition qui normalement était destiné à l'UN qui reste inoccupé sans qu'il n'y ait une revendication de ceux-ci. Sont-ils à ce point incapable de s'entendre? Les réalités du terrain ne plaident pas en leur faveur.
Pendant ce temps, celui qu'ils avaient décrété indésirable, est toujours Calife assis sur le trône et bien assis. N'en déplaise à l'autre qui crie depuis la nuit de temps sur le Net: Il doit partir !!! Eh oui, l'indésirable est toujours bien assis au milieu de ceux qui chantent: Il doit rester !!! Une sorte de "djalelo" en soi, à chacun son idéal.
A tout hasard, l'opposition anti-Kabila (Si elle existe) ne serait-elle pas mieux inspirée de ne présenter qu'un seul candidat contre celui-ci en 2011? En est-elle capable? L’avenir nous le dira.
Analysons l'exemple des élections au Gabon: Ali Bongo (41,73%), ses deux principaux adversaires : Pierre Mamboundou (25,22 %) et André Mba Obame (25,88 %). Les deux adversaires font un total de 51,1%. Donc s'il n'y avait qu'un candidat de l'opposition, Ali Bongo était battu.
Avec tout ça, je n’ai pas répondu à la question ? Non, je n'ai rien dit.
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mercredi 23 septembre 2009

Mais où sont-ils donc passés ???

A l'orée des élections de 2011 au pays de Simon Kimbangu, l'on peut se demander qui des 33 candidats de 2006 osera se représenter comme candidat président. Mais surtout que font-ils en ce moment. A part les 4 premiers et le 5ème qui vient de réapparaître, la majorité a disparu de la circulation. Les disparus le sont-ils pour mieux réapparaître comme le sphinx qui renaît de ses cendres ou c'est simplement dû à un constat d'échec? Il n'y a qu'eux qui peuvent nous expliquer. Mais en attendant des éventuelles explications qui ne viendront peut-être jamais, je me suis intéressé aux 5 premiers arrivés en 2006 pour une petite analyse de la situation sur le terrain et en dehors. Voici l'état des lieux:
5. Oscar Kashala: Après avoir complètement disparu de la circulation (Retour aux USA oblige), il vient de réapparaître en 2009 via le Canada (C'est près de la RDC?) pour annoncer qu'il sera candidat en 2011. Qu'elle a été son occupation de terrain au pays? Difficile d'y répondre étant donné qu'il n'y était pas. La suite des événements nous dira si l'effet de surprise de 2006 jouera encore pour lui. En attendant, wait and see. Donc candidat 2011 déclaré.
4. Nzanga Mobutu: Pour rappel, c'est le fils du Maréchal allié aux tombeurs de son père pour des raisons politiques. Les enfants pouvant réussir là où les paternels ont échoués. Il est à ce jour à la tête d'un ministère dont beaucoup (Comme moi) n'en connaisse pas le contenu: Vice-premier ministre chargé des besoins sociaux de base (?). Allez savoir. L'agriculture au moins l'on savait de quoi il en retournait, mais ici … Soumis à l’AMP ?
3. Gizenga Antoine: Le Yandi Ve national a été mis dans un placard doré appelé retraite pour cause de vieillesse alors que Mugabe est plus âgé que lui et est toujours aux affaires. A ne rien comprendre. Pour beaucoup, c'est plutôt le manque de résultat de son équipe qui a provoqué sa chute et la baisse de sa cote de popularité auprès du souverain primaire sauf chez ceux d'Idiofa et alentours. Au moins, il pourra jouer de sa guitare cool. Il aura attendu 40 ans pour arriver au pouvoir mais il en partira sans gloire. Ratant ainsi l’occasion d’écrire son nom pour de vrai dans l’histoire de la RDC. Sauf revirement, il est hors course pour 2011.
2. JP Bemba: C'est celui à qui il est arrivé le plus des mésaventures. Le dernier en date, c'est qu'il est en taule à la Haye pour des faits de guerre commis en Centrafrique (Même pas au Congo !). Pour le Congo, on attendra pour eux tous. Donc, celui-ci est parti pour le monde l'oubli: Loin des yeux, loin du coeur mais entre quatre murs. Tant qu'il y sera, on ne pourra rien attendre de lui. Sa priorité du moment est plutôt de trouver le moyen de sortir de prison, le reste suivra. Son MLC se découvre (Ou savait) un député rwandais siégeant arrêté au Rwanda …
1. Joseph Kabila: L'actuel président, toujours en poste. Certains ont crié pour qu'il parte, d'autres pour qu'il fuie, d'autres pour qu'il reste. Comme par miracle, il est toujours là. N'en déplaise à ceux qui convoitent la place. Probable candidat en 2011, reste à savoir contre qui. Les paris sont lancés.
Et les autres me direz-vous ? Je rappellerai juste que : Ruberwa Azarias (1,69%), Pierre Pay-Pay wa Syakasighe (1,58%) et Vincent de Paul Lunda Bululu (1,40%) étaient 6, 7 et 8ème. Les 25 autres étaient à zéro virgule quelque chose ... Ils sont quelque part.
Ndlr: Sur la photo de 1961: Gizenga, Adoula et Bomboko.
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jeudi 30 juillet 2009

Ni tour yetu sasa ...

Ni tour yetu sasa: Une phrase que l'on accuse certains d’en avoir fait un slogan parce qu’ils sont au pouvoir. Les accusateurs sont, paraît-il, ceux qui n’y sont pas ou plus. Donc c’est selon que l'on soit du coté du pouvoir ou de celui de l'opposition. Les descendants de Nzinga Nkuvu ne savent plus quoi inventer alors que l’on a besoin d’autre chose en ce moment.
Les uns affirment ne l'avoir jamais utilisée, les autres soutiennent le contraire. Cette assertion sibylline en langue swahili veut simplement dire: C'est notre tour maintenant.
Ma question est de savoir: C'est notre tour maintenant de faire quoi? C'est ici que les congolais s'empoignèrent.
Tout part de l'histoire de la RDC. Au commencement était le tour de Diego Cao qui découvrit l'embouchure du fleuve Nzadi et y ramena les portugais qui détruisirent le Royaume Kongo et se servirent au passage de quelques richesses.
S'ensuivra le tour des belges avec Léopold II, via Stanley et Livingstone (Celui de I presume ?), et après quelques mains coupées, ils se servirent en caoutchoucs et richesses en tous genres dont ils se servirent pour construire leur pays et un peu le Congo aussi.
Arriva le tour des rapaces autochtones (Spécialistes en destruction massive), via l'indépendance en 1960, qui se servirent et se servent encore à tour de rôle. Ces derniers sont pires que les autres. Un groupe a sévi pendant 32 ans. D'autres prirent leurs places en promettant de faire mieux mais je ne sais pas dans quelle direction. Ces derniers signèrent plus des contrats miniers, promirent tout plein des choses vu que c'était leur tour de promettre. Nous sommes toujours comme soeur Anne.
Alors, foi du fouineur, je me dis que cette assertion (Si elle est vraiment utilisée quelque part) pouvait être ceci:
-C'est notre tour maintenant de faire du bien au peuple congolais, de panser ses plaies, de lui faire enfin profiter des richesses de son sol, de lui rendre l'honneur perdu, de lui rendre une armée aussi bien que la Force Publique si pas mieux, de faire en sorte qu'il y ait la paix à l'Est du pays, de rendre aux hôpitaux congolais leur lustre d'antan, de rendre la dignité aux enseignants, de combattre les antivaleurs, de combattre la corruption à tous les niveaux, de ressusciter Air-Zaïre en version Air-Congo, de se rappeler qu’il manque des trains, d’interdire les Antonov qui tombent un peu partout dans le pays sur les têtes des congolais, et puis, et puis, ....
-Mais cette assertion (Si elle est vraiment utilisée quelque part) peut être aussi ceci:
-C'est notre tour maintenant de nous remplir les poches vite fait avant d'être chassé à notre tour, de saigner un peu plus le peuple, de trahir en étant toujours de connivence avec tous ceux qui attaqueront la RDC, de rendre l'armée aussi clocharde que les enseignants et les fonctionnaires en bouffant la paie de tous, de faire de la corruption une mode de vie, de construire et d'habiter des belles villas, de donner aux chinois ce que les autres avaient donné à l'occident et consort (Même les malewas), de faire pire que ceux qui ont régné 32 ans (Dont certains sont revenus continuer le travail commencé à l'époque), de ne pas avoir honte même si nous sommes ridicules, et puis, et puis ...
Mais le problème qui se cache, en soi, dans cette histoire c'est que ce sont les swahiliphones présentés comme l’image du gouvernement du pays de Simon Kimbangu qui sont accusés (Pas ceux qui n'y sont pas et qui peuvent dire "Ni tour yetu sasa de rester dehors"). Or ce gouvernement n'est pas constitué que des swahiliphones. Un dilemme. Muzito dit-il: Ni tour yetu sasa au lieu de kisalu me banda (Le travail commence)?
J’ai l’impression d’entendre quelqu’un chanter ‘100 ans tomotombele’ (Nous lui souhaitons un règne de 100 ans). Confusion des confusions, je n’ai rien dit.
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mardi 30 juin 2009

1960-2009 : Du gâchis, rien que du gâchis …

49 ans de gâchis en tout genre caractérise l’accession de la RDC à l’indépendance. C’est à se demander si c’était vraiment nécessaire de la demander cette liberté vis-à-vis de la Belgique. Ceux qui ont pris part à la demande et aux négociations pour acquérir la liberté tant souhaité n’avait même pas été capable de s’entendre entre eux pour ne fut-ce que sauvegarder ce qu’avait laissé l’homme blanc colonial.
Aujourd’hui, l’homme blanc est toujours là, mais ce n’est plus celui qui soignait le congolais de la maladie du sommeil, qui construisit des écoles, des hôpitaux, des foyers sociaux, les chemins de fer, qui donnait des rations ‘madesu ya bana’ aux militaires de la force publique, qui nous amena le football, des prêtres comme éducateurs, la radio, les seuls trains qui roulent encore aujourd’hui on ne sait trop comment, qui créa les parcs nationaux dont Virunga le plus vieux d’Afrique, qui construisit les stades de foot du pays hormis celui des chinois. Etc. Mais qui usa aussi beaucoup du fouet et de la chicotte pour obtenir certains résultats.
Donc, l’homme blanc est toujours là mais ce n’est plus le colonialiste belge mais l’homme d’affaire de tout horizon et qui a ramené son copain jaune. Et qui, bien plus, ne parle plus que politique sans s’enquérir de la maladie du sommeil. Il parle plus des mines que de la malaria ou de la bilharziose. Aux indépendantistes de se prendre en charge.
Et le congolais, est-il toujours là depuis l’indépendance ? Oui malheureusement, il est là et libre ! Tout le problème est là. C’est à croire que la liberté est une grave maladie qui détruit le congolais, politiciens compris.
Colonisé, il a construit tout ce qui était constructible. Même pour le blanc. Il a même aidé à gagner deux guerres mondiales pour que le monde reste libre.
Libre lui-même, le congolais a détruit tout ce qu’il avait construit à la sueur de son front. C’est à croire que le colon était parti avec le verbe ‘entretenir’. Rien n’a été entretenu. Si, quand même, les 2èmes bureau. A part ça, rien. Et le rêve de cette jeunesse sur la photo?
Et si en guise de fête nous commencions par rendre tous les biens que nous avions volé aux étrangers durant la parodie de la zaïrianisation ? Aussi rendre les écoles aux églises qui les avaient construites? Ne fut-ce que pour nous soulager la conscience, ne serait-ce pas le début d'une bonne fête ?
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jeudi 25 juin 2009

Bemba, adieu ou au revoir?

Depuis le début de cette affaire, il y a eu quelques rebondissements mais rarement à l'avantage de JP Bemba. Aujourd'hui, c'est plutôt une confirmation de son jugement qui est tombée. Ses fans avaient cru un moment à la relaxation pure et simple. C'était sans tenir compte de l'opiniâtreté du Procureur Moreno qui, pour rien au monde, n'aurait voulu perdre la face. Souvenez-vous de ce que disait Emma Bonino au plus fort de la rébellion en RDC.
Force nous est de constater que le parcours du Président du MLC, général autoproclamé durant la rébellion, est jalonné de quelques erreurs stratégiques monumentaux. Indigne d'un homme politique qui se voulait grand. JP Bemba avait tout pour réussir. Il avait les cartes dans ses mains, mais les a mal joué. Le jeu Pique méchant n'est pas le Poker.
Quelques erreurs épinglés au hasard:
-Il a été le premier à légitimer le pouvoir de Jo Kabila en acceptant de devenir son 1er ministre. Alors qu'il était censé être son opposant à Sun-City.
-Il a poussé ses propres copains dans les bras de son adversaire. (Gondha, Kamitatu, ...)
-D'autres l'ont quitté pour des multiples raisons. (Endundo, Olivier Engulu, ...)
-Il n'a pas su (Ou n'a pas voulu) s'allier les poids lourds du Mobutisme. (Mokolo, Seti, feu Kaputo, ...)
-Ses conflits avec ses beaux-frères Nzanga Mobutu et Jean Bamanisa avaient-ils raison d'être? Ceci a plutôt servi ces derniers et l’AMP.
-N'y avait-il vraiment plus d'avion à vendre sur cette terre pour qu'il se sente obligé de racheter celui de Charles Taylor sachant que l'homme était mal barré au niveau international?
-Avez-vous vu les images de son armée clochardisée dormant sous des tôles avec femmes et enfants en plein centre-ville de Kinshasa?
-Peut-on attaquer en plein Kinshasa alors que l’on n’a pas suffisamment des munitions pour tenir un siège?
-Durant le sprint final du 2ème tour des élections, il ne s'est entouré que des gens qui avaient perdu au 1er tour. L’UN est une association des perdants ayant réalisés des scores en dessous de 1% sauf Kashala. Donc, des personnes qui ne lui rapportaient aucun poids électoral. Normal, eux-mêmes n'en avaient pas.
-Sortir de la RDC, même pour une cheville cassée, était une erreur comme les aller-retour vers Bruxelles.
Il aurait pu être un opposant de poids pour Jo Kabila et porte-Parole de l'opposition. Hélas, triple hélas, l'heure est plutôt à essayer de trouver des moyens crédibles pour pouvoir le tirer de ces mauvais draps. Mais lorsque l'on voit comment a fini Milosevic dans le même coin, il est permis de ne pas rêver. Espérons que Charles Taylor ne le citera pas dans ses affaires. Sinon, ce sera le bouquet final.
Bosco Ntanganda a peut-être fait pire que JP Bemba, mais il a trouvé le moyen de se rendre incontournable via le CNDP rénové en lâchant Nkunda (Qui l'avait pourtant recueilli après ses dégâts en Ituri) et surtout en se faisant tout petit médiatiquement. En soi, pour le gouvernement, c'est une politique d'autruche (La tête dans le sable pour ne pas voir les crimes de Bosco !!!).
En fait, foi du fouineur, JP Bemba a facilité la vie de ses adversaires en se mettant lui-même hors-jeu. Notez qu'il a continué à percevoir son salaire de vice-président tout en étant à Faro, cherchez l'erreur.
Attendons qu’il y ait une plainte sur les massacres de Tingi-Tingi, si la CPI est juste avec sa logique, nous verrons qui sera arrêté.
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vendredi 12 juin 2009

La foire aux présidents

Nonobstant ceux qui meurent suite à des actes de violences tel que LD Kabila (RDC), Joao Bernardo Vieira (Guinée Bissau), Ngouabi (Congo), Sankara (Burkina), la majorité des dirigeants africains malades meurent à l'extérieur de leurs pays.
Une exception très rare: Félix Houphouët-Boigny est mort vieux chez lui à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) en 1993 après 30 ans de pouvoir. A citer aussi:Sedar Senghor. Franco-Sénégalais, retiré du pouvoir, qui est mort en France. Donc chez lui aussi.
Alors c'est quoi le problème avec le gros de la troupe? Pour ces derniers, c'est le pouvoir pour le pouvoir qui prime. Leurs bilans respectifs ne leur fait même pas honte à l'instar d'un Mugabe qui est toujours en poste après des élections qu'il était censé avoir perdu entraînant en cela la mort inutile de plusieurs manifestants. Pascal Lissouba (Congo) et ses potes (Sassou, Kolelas, Yomby ...) n'ont pas fait mieux et ils ne sont pas les seuls.
Mobutu disait: "J'ai donné ma jeunesse à ce pays" (Cfr RD Congo-Zaïre). Etait-ce suffisant pour nourrir et soigner le peuple? Nous connaissons le résultat: Même pas un hôpital convenable dans lequel il pouvait partir tranquillement au milieu des siens.
Le dernier en date, c'est Omar Bongo. Après 41 ans de pouvoir, il a trouvé le moyen d'aller mourir à Barcelone. Le Gabon, avec son pétrole, ne pouvait-il pas se doter d'un hôpital convenable capable de le soigner convenablement? Apparemment ...?
Un autre est passé par là aussi, Gnassingbé Eyadema, 38 ans de pouvoir. Mort d'une crise cardiaque dans son avion (Au dessus de la Tunisie) alors qu'il était évacué du pays pour aller recevoir des soins en Europe. Le président zambien Levy Mwanawasa est mort en France après avoir subi une attaque cérébrale en Egypte loin de la Zambie. Sékou Touré, 26 ans au pouvoir en Guinée-Conakry, est mort à Cleveland (Ohio) aux États-Unis en subissant une opération de chirurgie cardiaque.
Ceci nous ramène à Mobutu qui avait créé un camp des médecins à son service perso. Mais à la moindre alerte, c'est plutôt vers la Suisse qu'il courrait. Allez-y comprendre quelque chose. Je vous épargne l'Empereur Bokassa (Centrafrique), cette page ne suffira pas.
Les exemples des uns n'auront pas servi aux autres, toute honte bue. Il paraît que tous étaient très riches.
Heureusement qu' au niveau état, quelques pays émergent aujourd'hui comme des exemples à suivre: L'Afrique du Sud, le Sénégal, le Ghana et le Botswana. Ce qui n'est pas beaucoup. Les anciens présidents de ces pays y vivent et vaguent à leurs occupations avec la liberté d'aller et de venir à leur guise. Abdou Diouf, Obassanjo, Tabu Mbeki, Ketumile Masire, Jerry Rawlings, John Kufuor, aucun ne vit en exil. Pourtant, ce sont des africains aussi.
Actuellement, d'aucuns ont trouvé le moyen de se faire succéder par un petit issu de leurs progénitures. Même si le pays n'est pas une monarchie. Il paraît que c'est la mode africaine, une façon d'être original quoi.
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mercredi 3 juin 2009

Salut mon Général !!!

Ce que beaucoup avait redouté est quand même arrivé. Au delà des prières de certains, des lamentations des autres, des pleurs de la famille, de l'incompréhension de la majorité, il est parti. Non pas en bravant le danger, comme à ses habitudes, mais sur un simple lit d'hôpital. Ironie du sort pour un combattant de son calibre.
Craint, respecté et redouté, ce n'était pas un enfant de cœur, loin de là. Il a servi sous Mobutu, sous Kabila père et fils. Tout en gardant son esprit militaire, fonctionnaire au service du pays sous l'autorité en place. C'est cela aussi le militaire. Salut mon Général !!
Aucun front de bataille, ni aucune arme n'a eu raison de lui. En commando, il a vécu. Il arborait son béret vert en véritable guerrier. Et dire que certains le portent sans l'avoir mérité. Lui l'a mérité, à l'école et au combat: Le vrai combat, le terrain. Pas celui où l'on abandonne ses armes à l'ennemi comme certains, mais celui où l'on se bat par amour pour son pays et son peuple. Ceux qui ont eu à se frotter à ce monsieur, s'en souviendront longtemps encore. Demandez à Nkunda et à Mutebesi qui n'ont jamais osé revenir tout le temps qu'il était dans le coin et qui sont devenu des terreurs une fois le chat parti. C'est pourquoi la mutation du Général loin des kivutiens qui le réclamaient à cors et à grands cris reste une énigme jusqu'à ce jour. Pourquoi ne l'a-t-on point laissé finir le travail commencé? Avait-on vraiment besoin de lui à Kitona et à Kamina? Où sont passé ses frères d'armes? Silence.
Certains n'ont pas hésité à accuser Jo Kabila mais je vous rappellerai seulement que tout ceci s'est passé sous le règne du 1+4+1 c.à.d.: Kabila, Bemba, Ruberwa, Zaïdi, Yerodia et la MONUC. Y a-t-il eu un d'eux qui se soit levé contre cette mutation? Cette chère (Très chère !!!) MONUC et sa désormais célèbre phrase non officielle "No Nkunda, no job". Mbuza Mabe au Kivu = No Nkunda d'où un budget d'un milliard de $ envolé ! Ahhh, il fallait y penser. Ceci sans compter tous ceux qui vivent de ce désordre entretenu au Kivu. Donc cette mutation arrangeait beaucoup plus de monde que l'on ne croit. Le peuple aspirant à la paix, comment a-t-on pu muter une personne qui a su en apporter un semblant? Un devoir à domicile pour vous.
Rappelez-vous d'Antoine Ghonda, un congolais ministre des affaires étranges, qui a fini défenestré par un autre congolais parce qu'il avait tenu tête à son parrain ougandais. Etrange affaire. Intérêts quand tu nous tient...
L'amour de son pays et de son peuple a disparu dans le cœur de beaucoup des congolais. Et si ce deuil devenait l'occasion pour les militaires, les vrais, de se remettre en question et de se réveiller enfin de leur profond sommeil? Ne serait-ce pas une meilleure façon de lui rendre hommage au lieu de servir de la chair à canon?
Sinon, à quoi bon pleurer un seul militaire alors qu'il y en a beaucoup qui sont tombés anonymement au Kivu et qui n'avaient pas eu la chance de s'appeler Mbuza Mabe Félix ... Alors salut à vous tous !! Respect, respect.
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